Fondation – Le cycle de Fondation, I

Fondation – Le cycle de Fondation, I

Quatrième de couverture :

En ce début de treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici cinq siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Lire la suite

Premières lignes #245

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Première Partie

Les Psychohistoriens

1

HARI SELDON : … né en l’an 11988 de l’Ère galactique. Mort en 12069. Hari Seldon est donc né en – 79 de l’ère de la Fondation et est décédé en l’an Un de cette même ère si l’on se réfère, comme on le fait à l’ordinaire, au calendrier actuellement en vigueur. Né de parents issus de la petite-bourgeoisie d’Hélicon, secteur d’Arcturus (planète ou ù son père, à en croire une légende d’authenticité douteuse, aurait été planteur de tabac dans une exploitation d’hydroponiques), il manifesta très tôt de remarquables aptitudes pour les mathématiques. D’innombrables anecdotes circulent à ce sujet. Elles sont parfois contradictoires. On dit ainsi qu’à l’âge de deux ans, il a…
… C’est sans aucun doute au domaine de la psychohistoire que Hari Seldon a apporté sa contribution la plus remarquable. Partant d’un ensemble d’axiomes approximatifs, il a laissé une science statistique aux bases inébranlables…
… La source biographique la plus fiable dont nous disposons à son sujet est sans conteste la biographie due à Gaal Dornick, lequel fit la connaissance du grand mathématicien deux ans avant sa mort. L’histoire de cette rencontre…
Encyclopedia Galactica

Gaal Dornick, car tel était son nom, n’était encore qu’un jeune homme fraîchement débarqué de sa planète natale. Un provincial qui n’avait même jamais vu Trantor. Du moins, pas de ses propres yeux. Bien des fois, par contre, il avait eu l’occasion de contempler la planète à l’hypervidéo. D’autres fois, un peu moins souvent, en regardant les actualités en tridi, fasciné par le formidable impact visuel de ces images, il avait assisté à un couronnement impérial ou à l’ouverture d’un concile galactique. Bien qu’il eût passé jusque-là toute son existence sur Synnax, une planète en orbite autour d’une étoile située aux confins de la Nébuleuse bleue, Gaal Dornick n’était pas totalement coupé du reste de la civilisation. Ce qu’il vous faut comprendre, c’est qu’à cette époque-là, dans la Galaxie, nulle planète ne l’était vraiment.

Fondation (Le cycle de Fondation, I), Isaac Asimov, 1951.

Le Cycle de Fondation, I : Fondation

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

Chroniques martiennes

Chroniques martiennes

Quatrième de couverture :

« »J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis.
– Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau…»

Premières lignes #210

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Première partie

LA mort
de Bon Agornin

1

La confession

Bon Agornin se tortilla sur son lit de mort en battant des ailes comme pour s’envoler vers sa nouvelle vie. Les médecins étaient partis, résignés, et même ses filles avaient cessé de lui répéter qu’il irait bientôt mieux. Dans sa grande caverne pleine de courants d’air, il posa la tête sur son maigre tas d’or, tenta de rester immobile, respira avec difficulté. Il lui restait peu de temps à vivre ; peu de temps pour laisser sa marque sur ce qui allait se passer ensuite. Une heure, peut-être moins. Bientôt, la souffrance physique prendrait fin ; mais tant de regrets le taraudaient encore…

Les griffes et les crocs, Jo Walton, 2003.

Les griffes et les crocs

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

Mes vrais enfants

Mes vrais enfants

Quatrième de couverture :

Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès ? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses deux vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.
Souvent comparé au Choix de Sophie de William Styron, Mes vrais enfants est considéré comme le chef-d’œuvre de Jo Walton.

Morwenna

Morwenna

Quatrième de couverture :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée… Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Ce roman touchant et bouleversant a été récompensé par les plus grands prix littéraires du genre : le prix Hugo, le prix Nebula et le British Fantasy Award.

Premières lignes #174

Il y a deux semaines, je vous présentais l’incipit de Morwenna de Jo Walton. Ayant commencé à lire le roman il y a quelques jours, j’ai décidé de vous en présenter les premières lignes du récit.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

JEUDI 1er MAI 1975

L’usine Phurnacite d’Abercwmboi avait tué tous les arbres à des kilomètres à la ronde. Nous avions mesuré avec le compteur de la voiture. On l’aurait dit sortie des profondeurs de l’enfer, sombre et menaçante, avec ses cheminées cracheuses de flammes se reflétant dans une mare noire qui tuait tout animal qui se risquait à y boire. La puanteur était indescriptible. Nous remontions les vitres de la voiture au maximum quand nous devions passer par là et essayions de ne pas respirer, mais Grampar disait que personne ne pouvait retenir sa respiration si longtemps, et il avait raison. Dans cette odeur se mêlaient le soufre, produit de l’enfer, comme chacun sait, et bien pire, des métaux innommables surchauffés et de l’œuf pourri.
Ma sœur et moi appelions cet endroit Mordor, et nous n’y étions encore jamais allées seules. Nous avions dix ans et étions donc de grandes filles, mais, dès que nous avons commencé à la regarder, à notre descente du bus, nous nous sommes donné la main.
C’était le soir et, plus nous approchions, plus elle se dressait noire et terrifiante. Six de ses cheminées étaient éclairées ; quatre crachaient une fumée délétère.
« Certainement une ruse de l’Ennemi », ai-je murmuré.
Mor n’avait pas envie de jouer. « Tu crois vraiment que ça va marcher ?
— Les fées en sont sûres, ai-je répondu de mon ton le plus rassurant.
— Je sais, mais par moments je me demande ce qu’elles comprennent du monde réel.
— Leur monde est réel, ai-je objecté. Il est juste différent, c’est une question de point de vue.
— Oui. » Elle ne pouvait détacher ses yeux de l’usine, de plus en plus grosse et effrayante à mesure que nous approchions.

Morwenna, Jo Walton, 2010.

Morwenna

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

Premières lignes #172

Bien le bonjour, ami·es lecturovores !
L’autre jour, j’étais à une séance de dédicace de Jo Walton, une autrice que j’ai très envie de découvrir depuis un moment déjà. J’ai fait l’acquisition de trois de ses romans et je vous partage ici la dédicace qu’elle fait dans le roman car elle me plaît beaucoup.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

À toutes les bibliothèques du monde
et aux bibliothécaires qui, jour après jour,
prêtent des livres au public.

Morwenna, Jo Walton, 2010.

Morwenna

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

Les opéras de l’espace

Les opéras de l’espace

Quatrième de couverture :

Axelkhan est un ténor hors du commun, presque un dieu vivant. Ses interprétations des airs d’opéras les plus périlleux sont des instants volés à l’éternité. Tout cela grâce aux biopuces que lui ont implantées les mystérieux Yuweh. Jusqu’au jour où ses greffes tombent en panne, renvoyant Axelkhan à sa condition de simple mortel. Il ne lui reste plus qu’à tenter de retrouver un Yuweh, dont la légende raconte qu’il aurait disparu au cœur des Bulbes de Griffith, gigantesque artefact spatial composé de stations reliées entre elles par des filins créant une inextricable toile d’araignée. Il forme donc une troupe de théâtre aussi hétéroclite qu’attachante et se lance en quête d’une hypothétique guérison.

De l’aventure, la description d’un monde hors du commun et… du théâtre ! Rarement space opera n’aura si bien porté son nom.

Lire la suite

Premières lignes #73

Spoiler pour demain : c’est ma lecture en cours !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

.

Serrés

Dans la Honda, ils sont serrés pour dormir. Déjà que c’était pas un palace à la base, vu qu’ils l’ont acheté d’occasion… Si c’était un van, ils auraient d’avantage de place, mais tu parles qu’ils auraient pu s’en payer un, même à l’époque où ils pensaient avoir de l’argent. Stant dit qu’ils ont déjà de la veine d’avoir cette caisse, ce qui est vrai, n’empêche, ce n’est pas pour ça qu’ils sont un tant soit peu plus à l’aise.
Charmaine estime que Stan devrait dormi à l’arrière parce qu’il a besoin de plus de place – ce ne serait que justice, il est plus grand -, or il doit être devant pour lever rapidement le camp en cas d’urgence. Il ne fait pas confiance aux réactions de Charmaine dans ces circonstances : d’après lui, elle serait trop occupée à hurler pour conduire. Charmaine peut donc profiter de l’espace plus spacieux derrière, même si elle aussi est obligée de se recroqueviller comme un escargot, parce qu’elle ne peut pas vraiment étendre les jambes.
En général, ils gardent les vitres fermées à cause des moustiques, des gangs et des vandales isolés. Ceux-là, normalement, ils n’ont ni armes à feu ni armes blanches […].

C’est le cœur qui lâche en dernier, Margaret Atwood, 2015.

C’est le cœur qui lâche en dernier

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

Lire la suite