Grim Lovelies, tome 1

Grim Lovelies, t.1

Quatrième de couverture :

Anouk envie le Joli Monde, celui des humains, où les gens sont libres d’aller et venir, et de tomber amoureux. Mais Anouk n’est pas humaine… Elle est née animal et a été transformée en jeune fille par la sorcière Mada Vittora, qui a fait d’elle son esclave.
Lorsque le cadavre de sa maîtresse est découvert dans une mare de sang, Anouk doit fuir avant d’être accusée du crime.La société secrète de magie, la Haute, est déjà à ses trousses, et une course contre la montre s’engage, pour garder apparence humaine. Car si Anouk échoue à prolonger le sortilège qui l’a transformée, elle perdra tout. Mais si elle y parvient, des pouvoirs insoupçonnés pourraient s’ouvrir à elle…

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Premières lignes #179

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Chapitre premier

De la fenêtre de sa chambre, dans la tourelle de l’hôtel particulier parisien de Mada Vittora, Anouk ne voyait pas la fontaine qui se dressait tout au bout de la rue des amants. Elle voyait, en revanche, les âmes pleines d’espoir qui foulaient le trottoir, touristes et parisiens confondus, certains leur nez plongé dans leur guide, d’autres connaissant le chemin par cœur, venant formuler des vœux qui, selon une obscure légende du quinzième siècle (rendue célèbre par un film sorti l’été précédent), se réaliseraient par un simple contact l’élément porte-bonheur de la fontaine. Quel élément porte-bonheur, Anouk l’ignorait. Personne n’était capable de lui dire ce que la statue représentait. Aucun des livres de la maison ne faisait la moindre allusion à la légende, et Mada Vittora interdisait les ordinateurs et les écrans de télévision. Peut-être s’agissait-il d’une sirène au milieu des flots, d’un cheval caracolant, ou d’un petit garçon faisant pipi, et dont les faiseurs de vœux devaient toucher une certaine nageoire, ou un certain sabot, ou une certaine… partie du corps. Anouk ne pouvait même pas le découvrir de ses propres yeux. Mada Vittora lui interdisait formellement de quitter la maison. De toute sa vie, qui s’élevait à douze mois et huit jours bien qu’on lui donnât dix-sept ans, elle n’avait jamais posé davantage que le gros orteil de l’autre côté de la porte.

Grim Lovelies, Megan Shepherd, 2018.

Grim Lovelies

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