Honoré et moi

Honoré et moi

Quatrième de couverture :

Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d’aujourd’hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac…

À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L’époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d’Honoré de Balzac. Une rencontre s’opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n’est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus grand poissard de l’histoire littéraire. Balzac est un looser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite, c’est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego.

Premières lignes #185

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

Avant-propos

Je venais de finir l’écriture d’un essai sur les femmes, les maisons et les tâches ménagères. Je me sentais vide et désœuvrée. Mes journées se résumaient à traîner mon pyjama sale avec mon corps dedans en me demandant que faire. Un matin, avachie sur le canapé, j’écoutais la radio quand quelqu’un évoqua la maison de Balzac, à Passy. Je sentis un frémissement. Blzac, c’était le grand amour de ma jeunesse. J’avais grandi avec ses personnages et la nostalgie d’un temps où les auteurs étaient des superstars. Et si j’y allais ?
Dans le métro, je me suis dit que c’était parfaitement grotesque. J’ai hésité à faire demi-tour. Qu’est-ce que j’allais foutre là-bas toute seule ? Tromper mon ennui et ma dépression ?J’ai poussé malgré tout jusqu’à la rue Raynouard – qui a cette caractéristique d’être très précisément à l’autre bout de Paris peu importe votre point de départ. Devant le musée, nouvelle hésitation. C’était gratuit. Je suis entrée. Il faisait sombre. Il n’y avait personne. J’ai erré dans les deux premières pièces. Il n’y avait pas grand chose à regarder. Quelques portraits posthumes mettant en scène la puissance du créateur – lui, le désœuvrement, il ne connaissait visiblement pas. Les tableaux étaient accrochés sur des murs peints dans une espèce de violet qui n’était pas sans rappeler le catalogue Castorama 2003. Ça n’avait rien d’une maison, tout était impersonnel. J’ai essayé de me convaincre que j’appréciais ce moment mais, en vrai, j’étais assez déçue.
Et puis j’ai pénétré la pièce du fond, la plus petite, le bureau de l’écrivain, seul endroit resté à peu près en l’état.

Honoré et moi, Titiou Lecoq, 2019.

Honoré et moi

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite