Le jardin arc-en-ciel

Le jardin arc-en-ciel

Quatrième de couverture :

Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s’apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l’amour sur la terrasse d’Izumi et ne se quitteront plus. Avec le fils d’Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d’une maison d’hôtes, nouvelle en son genre. Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu’un copieux nabe ou des tempuras d’angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.
Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l’intolérance et aux préjugés, d’une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l’amour est l’émotion dont les bienfaits sont les plus puissants.
On réserverait bien une chambre à la Maison d’hôtes de l’Arc-en-ciel !
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Premières lignes #207

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Prologue

J’avais six ans.
Elle, elle était plantée sur le quai. Avec chaque train qui passait, le ruban rouge de son uniforme dansait dans le vent, il faisait comme un petit bond souple. On était en été. Je m’en souviens très bien, parce que c’était la veille de mon anniversaire.
— Sôsuke !
Quelque part, j’ai entendu la voix de maman qui m’appelait. A l’époque, j’adorais les trains et,  pressé de les voir, je l’avais précédée sur le quai. Du coup, entraîné par la foule, j’avais été séparé de maman.
— Sôsuke !
Lorsqu’elle m’a appelé pour la deuxième fois, je me suis rendu compte que je tenais la jeune fille par la main. Troublé, j’ai vite lâché sa main. Mon cœur s’est mis à cogner, comme s’il tapait des pieds. Soudain, j’avais du mal à respirer, la gorge sèche.

Le jardin arc-en-ciel, Ito Ogawa, 2014.

Le jardin arc-en-ciel

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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La papeterie Tsubaki

La papeterie Tsubaki

Quatrième de couverture :

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir […]. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.