Les dessous lesbiens de la chanson

Les dessous lesbiens de la chanson

Quatrième de couverture :

Selon les époques, l’homosexualité féminine fut tour à tour ou simultanément frappée d’opprobre, niée, invisibilisée. Mais clandestine ou pas, à mots couverts ou crus, cette réalité a trouvé pour se dire la voie de la chanson. Et de Suzy Solidor à Chris en passant par Barbara, Brigitte Fontaine, Marie Paule Belle, Juliette Armanet et bien d’autres encore, jusque dans le Club Dorothée, nombreuses sont les voix féminines à l’avoir chantée sur tous les tons.

Rendant à Sappho ce qui est à Sappho, Léa Lootgieter et Pauline Paris retracent dans ce livre l’histoire de 40 titres mis en musique de 1920 à nos jours. Oubliés pour certains, mondialement connus pour d’autres, ils ont tous en commun de délicieux sous-entendus lesbiens. Elles nous en révèlent les dessous au fil des pages, avec la complicité de Julie Feydel, qui signe les illustrations, et les regards aiguisés de 41 témoins contemporains venus éclairer l’origine de ces chansons, leurs parcours de vie dans les cabarets ou dans les clips, leur réception par la critique et le public… qui ne sait pas toujours ce qu’il fredonne.

Premières lignes #205

Bien le bonjours, les lecturovores !
L’incipit du jour est une note de la maison d’édition au début d’un livre ; je l’ai trouvée très intéressante alors la voici.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

La règle de proximité

Les Éditions iXe invitent leurs autrices et leurs auteurs à appliquer la règle dite de proximité, de voisinage ou de contiguïté, qui accorde en genre, et en nombre, l’adjectif, le participe passé et le verbe avec le nom qui les précède ou les suit immédiatement. Couramment appliquée jusqu’au XVIe siècle, elle fut attaquée au début du XVIIe par Malherbe, et dans une moindre mesure par Vaugelas, en raison de la plus grande « noblesse » reconnue au genre masculin. Un siècle plus tard, Beauzée revenait à la charge avec cet argument explicite : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. »
Au lieu d’ancrer ainsi la domination dans la langue, la règle de proximité amène à écrire : « Les hommes et les femmes sont belles », « Toutes sortaient les couteaux et les dagues qu’elles avaient affûtées », « Joyeuses, des clameurs et des cris montaient de la foule », ou, comme Racine dans Iphigénie, « Mais le fer, le bandeau, la flamme est toute prête ».

Les dessous lesbiens de la chanson, Léa Lootgieter et Pauline Paris, illustré par Julie Feydel, 2019.

Les dessous lesbiens de la chanson

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