Classer, dominer – qui sont les « autres » ?

Classer, dominer – Qui sont les « autres » ?

Quatrième de couverture :

L’idéologie dominante nous enjoint de tolérer l’Autre. Il est question dans ce livre de divers Autres, de groupes opprimés et stigmatisés, les femmes, les homos, les Arabes, les Noirs… Leurs modes d’oppression ont un point commun : leur statut inférieur s’explique par leur altérité. S’ils sont là où ils sont – en bas – c’est parce qu’ils sont différents. L’injonction humaniste à les tolérer émane des Uns, ceux qui ont le pouvoir de les nommer, de classer, d’envoyer des groupes entiers dans une catégorie idéologique et matérielle, celle qui englobe tous les Autres. La révolte des Autres est tenue pour une menace contre l’universel des Uns – les hommes blancs hétérosexuels – prétendent incarner, en fondant par là leur pouvoir : l’opprimé n’est tolérable que s’il sait se montrer discret.
Parité, combats des féministes et des homosexuels, Afghanistan, Guantanamo, loi sur le voile, Indigènes dans la société postcoloniale : autant de marqueurs de la domination, que ce livre décrypte à rebrousse-poil des interprétations convenues.

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Un féminisme décolonial

Un féminisme décolonial

Quatrième de couverture :

Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l’objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s’attaquent-ils aux femmes racisées ?
Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.