Premières lignes #165

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

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Le logement était plus confortable que je ne m’y attendais. Studio individuel avec salle de bains, ou plus exactement appartement, puisqu’il y avait en réalité deux pièces : une chambre et un séjour flanqué d’une kitchenette. C’était lumineux et spacieux, le mobilier moderne, la décoration de bon goût dans des teintes sobres. Le moindre espace était évidemment sous surveillance vidéo et je ne tarderais pas à comprendre que des micros étaient dissimulés çà et là. Les caméras, elles, étaient placées bien en évidence. Il y en avait une – petite mais parfaitement visible – en hateur, à chaque coin ainsi que dans le moindre recoin impossible à surveiller depuis le plafond : par exemple, dans la penderie, derrière les portes et les étagères qui faisaient saillie. Même sous le lit et dans le placard sous l’évier de la cuisine. Une caméra était installée partout où une personne était susceptible de se faufiler. Parfois, lorsqu’on se déplaçait dans une pièce, elles vous suivaient de leur regard borgne.

L’unité, Ninni Holmqvist, 2006.

L’unité

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Quatrième de couverture :

Une femme voyage à travers le désordre de ses souvenirs : l’enfance dans sa cage dorée à Saigon, l’arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la pais, Ru dit le vide et le trop plein, l’égarement et la beauté.
Dans ce tumulte, des incidents tragicomiques et des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours. Un bracelet en acrylique rempli de diamants ou des bols bleus cerclés d’argent restituent le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui. Ce premier roman fait déjà preuve de la maîtrise d’un grand écrivain.

Premières lignes #156

Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes d’un roman qui retrace la vie d’une femme née à Saigon, réfugiée en Malaisie et qui finira par arriver au Québec. Le livre semble rapide à lire et je le prendrai donc avec moi la prochaine fois que je prendrai le train.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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Je suis venue au monde pendant l’offensive du Têt, aux premiers jours de la nouvelle année du Singe, lorsque les longues chaînes de pétards accrochées devant les maisons explosaient en polyphonie avec le son des mitraillettes.
J’ai vu le jour à Saigon, là où les débris des pétards éclatés en mille miettes coloraient le sol de rouge comme des pétales de cerisier, ou comme le sang des deux millions de soldats déployés, éparpillés dans les villes et les villages d’un Vietnam déchiré en deux.
Je suis née à l’ombre de ces cieux ornées de feux d’artifice, décorés de guirlandes lumineuses, traversés de roquettes et de fusées. Ma naissance a eu pour mission de remplacer les vies perdues. Ma vie avait le devoir de continuer celle de ma mère.

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ru, Kim Thúy, 2009.

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Les amies d’Héloïse

Les amies d’Héloïse

Quatrième de couverture :

En 1964, Claire et Héloïse achèvent leurs études secondaires. Leur amitié ne s’interrompt pas pour autant, et leurs lettres vont nous rendre témoins de leur vie.
À Vienne, Héloïse rencontre Erika, qui lui révèle l’amour homosexuel. Bientôt, d’autres femmes, jeunes ou moins jeunes, sages épouses ou amazones, apparaissent dans ce livre à plusieurs voix.
Si l’amour entre femmes, évoqué librement et simplement avec ses joies, ses drames, ses plaisirs, est le thème dominant de ces pages, c’est aussi le roman de l’amitié, des passions, de la liberté, de la vie comme elle va. Et du monde qui change, de la décolonisation aux lendemains de Mai 68.
Une chronique impertinente et brillante, pleine de personnages singulièrement attachants, couronnée en 1990 par le prix Goncourt du premier roman.

Premières lignes #150

Bonjour mes lecturovores !
Aujourd’hui, je reviens vers vous avec les célèbres premières lignes de Claudine à l’école. Après avoir vu le film Colette avec Keira Knightley (que j’ai beaucoup aimé), j’ai eu envie de découvrir son premier roman et, à ma grande surprise, j’ai passé un très bon moment alors que je ne me suis pas attachée à l’héroïne mais j’ai apprécié son ton mordant. Vraiment, je vous le conseille !

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Chapitre 1
Je m’appelle Claudine, j’habite Montigny ; j’y suis née en 1884 ; probablement, je n’y mourrai pas. Mon Manuel de géographie départementale s’exprime ainsi : « Montigny-en-Fresnois, jolie petite ville de 1.950 habitants, construite en amphithéâtre sur la Thaize ; on y admire une tour sarrasine bien conservée… » Moi, ça ne me dit rien du tout, ces descriptions-là !
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Claudine à l’école, Colette et Willy, 1900.

Claudine à l’école

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Premières lignes #149

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ANNÉE 1964

Claire Rochaz
à Héloïse de Marèges
Paris, le 30 juin 1964
Ave, amicarum optima !
Un prix d’honneur parti en vacances la veille de la distribution des prix, voilà qui n’a pas été du goût de Madame ! Elle ne s’est affiché que lorsque j’ai insinué, sans le dire vraiment, que tu avais dû aller rejoindre ta famille… « Son père est nommé à Stockholm, elle est invitée chez l’ambassadeur d’Espagne à Vienne… » Bref je ne sais pas si elle te croit à Madrid, à Vienne ou à Stockholm, mais elle matée.
Tu n’as rien perdu. Madame a fait un discours d’agrégée de sciences-nat, plein de fleurs, de petits oiseaux chantant dans les arbres, de pollen et d’abeilles. La chorale a exécuté (dans tous les sens du terme) La Nuit de Rameau avec Tauberg en soliste pour la dernière fois car elle devient mezzo malgré tous ses efforts, on nous a distribué des bouquins affreux : des invendus même pas coupés que tu découvriras à ton retour. J’ai confié les liens à Maman qui rentrait en voiture chez nous, et j’ai porté les tiens chez toi, où j’ai trouvé Victor qui les a pris en constatant qu’il n’en avait jamais eu autant.
Je pourrais te raconter bien des choses, mais je dois aller au local préparer le camp avec les autres CE, les cheftaines et les intendantes. Nous partons dans quatre jours et pour presque trois semaines. Ensuite bref passage en Savoie avec la famille puis allemand intensif à Osnabrück. Ecris-moi vite au camp, où je prévois une atmosphère saine et sportive, certes, mais un peu limitée intellectuellement. La plupart des filles n’ont jamais quitté la petite école de la rue de Milan où le niveau est, disons, moyen. Seule Marie-Christine, seconde des Cigognes, est à Jules-Ferry et s’y défend honorablement. Enfin, c’est une autre vie !
Bon, j’y vais, dans cette autre vie.
Vale.

Les amies d’Héloïse, Hélène de Monferrand, 1990.

Les amies d’Héloïse

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Lettres du Père Noël

Lettres du père Noël

Quatrième de couverture :

Plus connu pour ses travaux universitaires et pour l’invention de la Terre du Milieu, J.R.R. Tolkien est aussi un formidable auteur de contes pour enfants. Comme Bilbo le Hobbit et Roverandom, les Lettres du Père Noël ont d’abord été destinées à ses trois fils et à sa fill, auxquels, chaque année entre 1920 et 1943, Tolkien a écrit une lettre – parfois deux – prétendument envoyée du pôle Nord par le Père Noël ou l’Ours Polaire.

Ces trente lettres et les dessins qui les accompagnent forment un récit très prenant des aventures de l’homme en rouge et à la barbe blanche, de son ours assistant, et de leurs démelés avec les gobelins. Un ouvrage qui plaira aux enfants, à leurs parents, et surprendra plus d’un amoureux de Tolkien.

Le Fantôme de l’Opéra

Le Fantôme de l’Opéra

Quatrième de couverture :

«Le fantôme de l’Opéra a existé. J’avais été frappé dès l’abord que je commençai à compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là.»
Avec l’art de l’intrigue parfaitement nouée et l’inspiration diabolique qui ont fait le succès de Gaston Leroux, le père de Rouletabille, Le Fantôme de l’Opéra nous entraîne dans une extraordinaire aventure qui nous tient en haleine de la première à la dernière ligne.

Shining

Shining

Quatrième de couverture :

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…
L’hiver, l’hôtel est fermé.
Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien.
Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.
Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus.
Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel?
Un récit envoûtant immortalisé à l’écran par Stanley Kubrick.

Premières lignes #139

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Avant-propos

Où l’auteur de ce singulier ouvrage raconte au lecteur comment il fut conduit à acquérir la certitude que le fantôme de l’Opéra a réellement existé

Le fantôme de l’Opéra a existé. Ce ne fut point, comme on l’a cru longtemps, une inspiration d’artistes, une superstition de directeurs, la création falote des cervelles excitées de ces demoiselles du corps de ballet, de leurs mères, des ouvreuses, des employés du vestiaire et de la concierge.
Oui, il a existé, en chair et en os, bien qu’il se donnât toutes les apparences d’un vrai fantôme, c’est-à-dire d’une ombre.

Le Fantôme de l’Opéra, Gaston Leroux, 1910.

Le Fantôme de l’Opéra

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