Le Génie lesbien

Le génie lesbien

Quatrième de couverture :

Publié à l’automne 2020, Le Génie lesbien est devenu le livre de référence d’une nouvelle génération de féministes. Des citations de l’ouvrage ont fleuri sur les murs des villes et les pancartes de manifestations. Des milliers de lectrices se sont reconnues dans le parcours de son autrice, journaliste et activite lesbienne. De vifs débats en ont émergés, de la violence aussi : Alice Coffin a fait l’objet d’une campagne médiatique parfois mensongère, de menaces, de harcèlement.
Lire Le Génie lesbien, c’est comprendre les enjeux de la révolution féministe depuis #MeToo mais aussi ce qu’être lesbienne aujourd’hui veut dire, à travers le parcours familial, amoureux, professionnel et militant de l’autrice, désormais figure incontournable du mouvement féministe en France.

Premières lignes #313

Pour les Premières lignes du jour, j’ai choisi un livre que j’espère lire cette année, qui fait partie de la saga du Bourbon Kid : Que le diable l’emporte. En dehors du fait que Rodeo Rex est un personnage que j’apprécie, je trouve que, même sans le connaître, on saisit une que c’est un gars plutôt sympa, et surtout qu’il doit être fort.
Pour les personnes ayant lu ce tome, qu’en avez-vous pensé ?
Bon dimanche à vous !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

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Dans la jeunesse de Rodeo Rex

« RANDALL’S STEAKS & BURGERS ».
Parfait. C’était précisément le genre de resto que cherchait Rodeo Rex. Sur la route depuis plus d’une heure, il avait justement passé la majeure partie du trajet à penser à des steaks et à des burgers. Ainsi qu’à des frites. Et des ailes de poulet. De la sauce barbecue. Des côtes de porc. De la bière. Du bacon. Des œufs. Du fromage fondu.
Tout occupé qu’il était à visualiser les mets délicieux susceptibles de figurer au menu, il faillit bien passer devant le restaurant sans s’arrêter. Il tourna brusquement pour quitter la route et gara sa Harley Davidson sur le parking de l’établissement, à côté d’un pick-up rouge. C’était le seul autre véhicule en vue, ce qui était une bonne chose. Rex n’était pas d’humeur à poireauter pendant des heures pour se faire servir son petit déjeuner.
Le restaurant était une sorte de cabane en bois géante dont les rondins semblaient provenir directement de la forêt d’arbres immenses qui se dressait alentour. Rex en aimait assez l’apparence, quoiqu’il n’y eût aucun moyen de savoir si l’intérieur était aussi sympa puisqu’il n’y avait pas de fenêtre.
Il n’avait pas fait trois pas vers son petit déjeuner lorsque la porte du restaurant s’ouvrit brusquement. Une petite fille brune vêtue d’une robe jaune vif sortit en courant, hurlant à pleins poumons. Rex n’était pas particulièrement doué pour deviner l’âge des gamins, mais celle-ci ne devait pas avoir plus de huit ou neuf ans. Et quelque chose lui avait de toute évidence fichu une trouille bleue puisqu’elle courait vers le pick-up rouge sans le moindre regard en direction de Rex. Quand elle arriva à son niveau, il tendit la main et l’attrapa par le bras. Les jambes de la gamine continuèrent de mouliner l’air, Rex l’ayant par inadvertance soulevée à quelques centimètres du sol. Lorsqu’il la reposa, elle réagit en le rouant de coups de pied dans les tibias et se tortilla pour se libérer de son étreinte. Son visage terrifié était constellé de taches de rousseur et de gouttes de sang.
« Ça va ? » lui demanda Rex.

Que le diable l’emporte, anonyme, 2019.

Que le diable l’emporte

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Premières lignes #312

Salutations !
Voici un livre qui traîne dans ma pile à lire depuis bien longtemps déjà… J’espère avoir l’occasion de le découvrir cette année, d’autant plus que j’en ai entendu beaucoup de bien.
Connaissez-vous No Home de Yaa Gyasi ?

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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Effia

La nuit où naquit Effia dans la chaleur moite du pays fanti, un feu embrasa la forêt, jouxtant la concession de son père. Il progressa rapidement, creusant son chemin pendant des jours. Il se nourrissait d’air ; il dormait dans les grottes et se cachait dans les arbres ; il brûla, se propagea, insensible à la désolation qu’il laissait derrière lui, jusqu’à ce qu’il atteigne un village ashanti. Là, il disparut, se fondant dans la nuit.
Le père d’Effia, Cobbe Otcher, laissa sa femme, Baaba, avec la nouveau-née, pour aller inspecter les dommages causés à ses ignames, ces précieuses racines essentielles à la nourriture des familles. Cobbe en avait perdu sept, et chaque perte était pour lui un coup porté aux siens. Il comprit alors que le souvenir du feu qui s’était embrasé, puis enfui, le hanterait, lui et ses enfants, aussi longtemps que durerait sa lignée.

No Home, Yaa Gyasi, 2016.

No Home

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Le Noël d’Hercule Poirot

Le Noël d’Hercule Poirot

Lecture commune avec Millina et 4E DE COUVERTURE.

Résumé de l’éditeur :

Est-ce une très bonne idée de réunir, à l’occasion des fêtes de fin d’année, des enfants qui ont tous de bonnes raisons de vous haïr ? Surtout quand il s’agit de leur annoncer que vous modifiez votre testament ?
Toujours est-il que, le 24 décembre, Simeon Lee, vieillard aussi riche que cynique, est sauvagement assassiné dans sa chambre. Et voici Hercule Poirot s’interrogeant sur Alfred et sa femme, tyrannisés depuis longtemps par leur père et beau-père ; sur Harry, qui ne lui pardonne pas les humiliations que sa mère a subies ; sur Pilar, la petite-fille espagnole, devant qui le vieil homme a peut-être imprudemment étalé ses diamants…

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Premières lignes #303

Enfin, je commence à vraiment sortir la tête des cartons et mon nouveau chez-moi prend forme petit à petit. Le sommeil revient également, ce qui est très appréciable, on ne va pas se mentir. En déménageant, j’en ai profité pour prendre des livres chez ma mère, la débarrassant et m’encombrant par la même occasion – mais ce sont des livres que je veux lire depuis un bon moment déjà, comme Rebecca de Daphné du Maurier dont je vous présente aujourd’hui les premières lignes.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

CHAPITRE PREMIER

J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley.
J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’étais interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelais le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.
Aucune fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées bâillaient à l’abandon. Puis je me sentis soudain douée de la puissance merveilleuse des rêves et je glissai à travers les barreaux comme un fantôme.

Rebecca, Daphné du Maurier, 1938.

Rebecca

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Battle Royale

Battle Royale

Quatrième de couverture :

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de «Battle Royale». Chaque année, une classe de 3e est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant… Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades. Version contemporaine survitaminée de Sa Majesté des Mouches, de William Golding, Battle Royale a défrayé la chronique à sa publication, avant de devenir l’un des plus grands best-sellers de l’édition nippone.

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Premières lignes #251

Bien le bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, je vous présente le début de ma lecture en cours : Battle Royale. De façon anodine, on nous présente le principe de la battle royal durant les matchs de catchs, nous amenant ainsi à comprendre de quoi il sera question dans le roman – si la couverture n’est pas assez parlante, et si l’on ne connaît pas déjà les adaptations cinématographiques ou manga.
En vérité, le roman débute par des citations et par une liste d’élèves mais, ayant passé ça pour découvrir les premières lignes du récit, je me permets de le faire ici aussi.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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Petit avertissement en guise
d’introduction

(Monologue d’un fan de catch dans un univers parallèle)
Hein ? Battle Royale ? Tu me demandes ce qu’est une Battle royale ? Tu ne connais pas ? Oh lala à quoi ça sert que tu viennes voir des matchs de catch ? Quoi ? Le nom d’une prise ? D’un championnat ? Non, pas du tout, une Battle royale, c’est un type de combat. Hein ? Aujourd’hui ? Ici ? Non, il n’y en a pas de prévue au programme. D’ailleurs, ce genre de truc, on l’organise le plus souvent dans un grand stade destinée aux événements exceptionnels. Hé, regarde ! Là, c’est Takako Inoué, ma catcheuse préférée, elle est bonne, hein ? Ah… euh… oui, pardon. Mouais… Donc on parlait de Battle royale. Ouais, la Fédération nationale nippone de catch en organise encore de temps en temps. En fait, une Battle royale… Hmm… bon, en général, les combats de catch, ça se résume à un champion contre un autre, ou alors une équipe en binôme contre un autre binôme, d’accord ? Alors que dans la Battle royale, ils sont une dizaine ou une vingtaine… t’as tout un tas de catcheurs qui montent en même temps que le ring. Et entre eux, ils peuvent se battre comme ils veulent, un contre un, un contre dix, pas de problème ! Bref, plusieurs joueurs ont le droit de se ligue ensemble.

Battle Royale, Kôshun Takami, 1999.

Battle Royale

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La main gauche de la nuit

La main gauche de la nuit

Quatrième de couverture :

Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains.
Dans androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Ce splendide roman a obtenu le prix Hugo et a consacré Ursula K. Le Guin comme un des plus grands talents de la science-fiction.

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22/11/63

22/11/63

Résumé de l’éditeur :

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que… Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake. Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock‘n’roll.

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Premières lignes #247

Bien le bonjour, cher·es lecturovores !
Je n’ai pas terminé de lire mes emprunts à la bibliothèque que j’ai encore pris d’autres livres… Aujourd’hui, je vous présente donc les premières lignes de La main gauche de la nuit, un livre d’Ursula Le Guin, autrice que l’on m’a chaudement recommandé et que je compte donc découvrir d’ici peu de temps.
Bonne lecture et bon dimanche à vous.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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PLEINS FEUX SUR ERHENRANG

Document tiré des archives de Hain. Transcription du message ansible 01-01101-934-2-Géthen. Rapport adressé au Stabile d’Olloul par Genly Aï, Premier Mobile sur Géthen-Nivôse, cycle hainien 93, année ékuménique 1490-97.

Je donnerai à mon rapport la forme d’un récit romancé. C’est que l’on m’a appris lorsque j’étais petit, sur ma planète natale, que la Vérité est affaire d’imagination. Un fait irréfutable peut être accepté ou refusé suivant le style dans lequel il est présenté – tel cet étrange joyau organique de nos mers dont l’éclat s’avive ou se ternit selon la personnalité de la femme qui le porte : ne peut-il même tomber en poussière ? Les faits ne sont pas plus solides, cohérents, réels. Mais, comme les perles, ils ont une sensibilité.

La main gauche de la nuit, Ursula Le Guin, 1969.

La main gauche de la nuit

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