Le Roman de Jeanne

Le Roman de Jeanne

Quatrième de couverture :

Anéantie par les excès de l’humanité et des guerres interminables, la Terre n’est plus que cendres et désolation. Seuls les plus riches survivent, forcés de s’adapter à des conditions apocalyptiques. Leurs corps se sont transformés, albinos, stériles, les survivants se voient désormais contraints de mourir le jour de leurs cinquante ans. Tous vivent dans la peur, sous le joug du sanguinaire Jean de Men.
Christine Pizan a quarante-neuf ans. La date fatidique approche . Rebelle, artiste, elle adule le souvenir d’une héroïne, Jeanne, prétendument morte sur le bûcher. Jeanne serait la dernière à avoir osé s’opposer au tyran. En bravant les interdits et en racontant l’histoire de Jeanne, Christine parviendra-t-elle à faire sonner l’heure de la rébellion ?

Premières lignes #130

Bien que plusieurs bouquins de la rentrée littéraire me tentent, je ne pensais pas en lire car j’évite d’acheter des livres pour me concentrer sur ma PAL. Mais une copine m’a prêté Le Roman de Jeanne, et me voici plongée dedans ! Pour tout vous dire, le début m’a semblé un peu bizarre mais maintenant j’ai bien du mal à décrocher.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

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PROLOGUE

Des centaines de milliers d’années avant que l’astéroïde Chicxulub ne vienne rayer les dinosaures de la surface du globe, une période d’éruptions a commencé dans le Deccan, une région du sous-continent indien. Les volcans s’y sont mis à vomir du soufre et du dioxyde de carbone, empoisonnant l’atmosphère et déstabilisant les écosystèmes.
Les dinosaures — tout comme la plupart des autres créatures — étaient donc déjà à l’agonie quand l’astéroïde a percuté la planète.
Les volcans ont bouleversé l’environnement. Noirci le ciel. Gravé la mort dans l’histoire du monde. Réécrit sa géographie. Pourtant, la Terre a pu renaître de ses cendres, et ce n’était pas par miracle, non : les organismes vivants étaient simplement trop tenaces. Ils ont refusé de baisser les bras.
Oui, la vie a fini par resurgir, comme elle le fait toujours. Des profondeurs de l’océan, du lit des rivières, des biosphères secrètes enfouies dans d’épais tombeaux de glace, de tous ces mondes parallèles, cachés sur Terre, dont la diversité et l’étrangeté n’ont d’égales que celles de l’espace intersidéral.
Bien plus tard, un nouveau géocataclysme de cette envergure a eu lieu… mais celui-là était tout sauf accidentel.

Le Roman de Jeanne, Lidia Yuknavitch, 2018.

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