C’est lundi, que lisez-vous ? #249

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Le premier tome de L’empire d’écume et le quatrième des Annales de la Compagnie noire sont terminés ! J’ai également lu un peu la revue La Déferlante dont le deuxième numéro vient de sortir. En bref, que du bon pour ce début de juin.

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Premières lignes #271

Salutations !
J’en parlais il y a peu ; la dernière fois que j’ai acheté des livres, j’ai demandé à ma meilleure amie de m’en choisir un. Il s’agit de La dame de Reykjavík et j’ai choisi de vous en partager les premières lignes aujourd’hui. Bonne lecture à vous !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

JOUR 1

1

– Comment m’avez-vous trouvée ? demanda la femme.
Sa voix tremblait. Son visage était livide.
L’inspectrice principale Hulda Hermannsdóttir sentit son intérêt redoubler. Rompue à ce petit jeu, elle s’attendait à susciter ce type de réactions – même quand les personnes qu’elle interrogeait n’avaient rien à se reprocher. Être passé au crible par la police est toujours intimidant, que ce soit au poste ou lors d’une conversation informelle comme celle qu’elles avaient en ce moment.
Elles étaient assises en face l’une de l’autre dans la petite salle de repos, juste à côté de la cantine du personnel de la maison de retraite de Reykjavík où la femme travaillait. La quarantaine, les cheveux coupés court, l’air fatigué… La visite imprévue de Hulda semblait la perturber. Bien sûr, son trouble ne prouvait rien, mais Hulda avait la sensation que la femme cachait quelque chose. Au fil des ans et des interrogatoires, elle avait fini par acquérir un certain talent pour sentir quand on essayait de la mener en bateau. Certains auraient parlé d’intuition, mais Hulda détestait ce mot, l’alibi commode des flics paresseux.
– Comment je vous ai trouvée ? répéta-t-elle calmement. Mais vous vouliez être trouvée, n’est-ce pas ?
Elle jouait sur les mots, mais c’était une façon comme une autre de lancer la conversation.
– Quoi ? Oui…
La femme avait posé sa main sur la table. Sa paume laissa une empreinte moite quand elle la ramena vers sa joue. En temps normal, Hulda se serait réjouie de repérer un tel signe. Peut-être le préambule à des aveux ? Mais elle n’éprouvait pas sa satisfaction habituelle. Elle reprit :
– Je voudrais vous poser quelques questions à propos d’un incident qui s’est déroulé la semaine dernière.

La dame de Reykjavík, Ragnar Jónasson, 2015.

La dame de Reykjavík

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Suis-je snob ?

Suis-je snob ?

Quatrième de couverture :

Suis de « Qu’offrir à un snob ? » de Walter Benjamin.

« Suis-je snob ? » De cette question cruciale, la géniale romancière a fait le thème d’une méditation joyeuse et enlevée, exposée à la fin des années trente devant ses amis du Memoir Club. La réponse, évidemment, est affirmative; Car l’acuité du regard de Virginia Woolf impose tout autant à ses romans une sévère critique sociale, qu’à sa vie une vigilance absolue en matière de goût.
L’esthétique de l’existence prend chez elle la valeur d’une exigence à l’égard du réel. Des « Réflexions dans une automobile » à « La robe neuve », d’autres textes, la plupart inédits, la montrent qui laisse libre cours à ses émotions, tout en maîtrisant pleinement son art d’écrivain. C’est ainsi qu’avec les instruments de la fiction comme de la théorie, Woolf volette autour de toute chose, s’enthousiasme, s’extasie, et termine, contemplant en face « La mort du papillon ».

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C’est lundi, que lisez-vous ? #248

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Le week-end passé, j’en ai profité pour lire pas mal dans le train et, de fait, j’ai terminé L’incroyable vie normale de Joséphine, j’ai dévoré La sorcière des marais, et j’ai bien entamé le tome 4 des Annales de la Compagnie noire. De retour, j’ai repris L’empire d’écume, tome 1 : La fille aux éclats d’os.

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Premières lignes #270

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

Chapitre 1

– Tex, où es-tu ?
Pas de réponse. Bizarre. Tex répond toujours quand je l’appelle. Un bref miaulement qui veut dire : « Qu’est-ce que tu veux, Zoé ? » Enfin, je crois. Je ne parle pas vraiment le chat. Je le devine seulement.
J’ai couru dans la salle de bains. Maman se lavait les dents.
– Tu n’as pas vu Tex ?
Ma mère a émis un long « scrscructschhh » en me regardant d’un air désolée. Ce qui signifiait probablement « non » en langage dentifrice. Je me suis arrêtée devant les toilettes.
– Papa, Tex est avec toi ?
Un grognement négatif a traversé la porte. Inutile d’attendre qu’il en sorte pour avoir plu de précisions : mon père peut rester deux heures dans cette pièce minuscule. Il lit tout ce qu’il attrape : des magazines, des journaux, des prospectus, des catalogues et même des modes d’emploi !
Quand je suis revenue dans ma chambre, j’ai remarqué la fenêtre : elle était entrouverte. J’avais eu si chaud hier soir que j’avais oublié de la fermer pour la nuit. Maman est apparue sur le pas de la porte, les cheveux en pétard.
– J’ai l’impression que Tex est parti se balader sans toi, Zoé. Allez, dépêche-toi, tu vas être en retard à l’école !
De plus en plus bizarre. Tex ne met jamais les pattes dehors la nuit. Trop trouillard. D’habitude, il se lève avec moi le matin et m’attend pour sortir dans le jardin.

La sorcière des marais, Karine Guiton, 2021.

La sorcière des marais

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

10 contes du Japon

Quatrième de couverture :

// Le portail s’ouvrit et, aussitôt, les hommes se changèrent en serpents aux yeux luisants, aux écailles brillantes, à la langue pointée comme un dard. Ils se mirent à se contorsionner et à danser, tournant et virevoltant dans la poussière. //

Le Japon, univers envoûtant des samouraïs, est aussi une île de poésie et de rêve. On y raconte notamment qu’un peintre donna naissance à des chats en les peignants et qu’une jeune fille fut blessée lorsqu’on entailla l’arbre qui porte son nom.
Laissez place à l’imaginaire dans ces contes où la nature et le fantastique ne font qu’un.

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Monstres et créatures de la mythologie

Quatrième de couverture :

// Les monstres ne meurent jamais : les hommes devront toujours lutter contre eux. //

La mythologie regorge de monstres et créatures aussi fascinants que repoussants.
Qui sont ces monstres ? Sont-ils vraiment ce qu’ils semblent être ? Avec ses accès de violence et ses envie de pouvoir, l’homme n’est-il pas plus monstrueux ? De méduse à Polyphème, douze récits pour lire la mythologie sous un angle original et captivant.

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Orange, tomes 2 à 5

Tome 1

Quatrième de couverture :

Un matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

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Le Siège des exilées

Quatrième de couverture :

Depuis plusieurs années, il ne naît presque plus d’hommes. Ces derniers sont souvent réduits à leur rôle de partenaire reproducteur. La société s’est construite autour d’un système matriarcale. Ni guerres ni conflits ne viennent perturber le quotidien et l’équilibre.
Mes certaines ont décidé de fuir la ville. Elles se sont installées à l’extérieur, dans un bidonville.
C’est là que demeure Sanada. Cette dernière possède un secret… un secret qui pourrait bien attiser la convoitise de ses congénères.

Avec Le Sièges des exilées, série dystopique en deux tomes, Akane Torikai questionne sur le sexe, l’amour, la reproduction… et finalement, sur notre condition d’être humain.

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