[TAG] 100% féminin

Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars ; non pas la Journée de la femme, mais la Journée internationale des droits des femmes.
PKJ a lancé un tag 100% féminin, et si je ne suis pas vraiment friande de ce genre de promotion, je me suis dit que c’était quand même l’occasion de mettre en avant des auteures, des héroïnes dont on n’entend pas forcément beaucoup parler.
Pour mes réponses, je me base uniquement sur les livres que je possède (à une exception près).

1/ Quelle est votre auteure préférée ?
Je pense pouvoir dire qu’il s’agit d’Evelyne Brisou-Pellen. J’aurais pu dire J.K. Rowling mais je n’ai lu d’elle que ce qui touche à la saga Harry Potter. Alors qu’Evelyne Brisou-Pellen, j’ai lu énormément de ses romans, et j’ai même relu trois d’entre eux au cours des deux dernières années : Les Cinq Ecus de Bretagne, sa suite Les Portes de Vannes, et un roman se déroulant en Ecosse : L’année du deuxième fantôme. Ses textes sont variés et, même si c’est de la littérature jeunesse, j’apprécie toujours autant.

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Nous sommes tous des féministes

Nous sommes tous des féministes

Quatrième de couverture :

« Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

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Premières lignes #16

Rappel du principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Je vous propose dorénavant de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste.
Aujourd’hui, je continue dans la lignée des essais, car cette introduction m’a beaucoup interpellée : la définition du féminisme ne semble pas très claire pour pas mal de monde en général.

 

Okoloma était l’un de mes meilleurs amis d’enfance. Il habitait ma rue et veillait sur moi à la manière d’un grand frère : si un garçon me plaisait, je demandais à Okoloma son avis. Okoloma était drôle, intelligent, il portait des santiags aux bouts pointus. […] Avec Okoloma, je pouvais débattre, rire et dire le fond de ma pensée. C’est aussi la première personne à m’avoir qualifiée de féministe.
J’avais environ quatorze ans. Nous étions chez lui, nous polémiquions, rivalisant de connaissances plus ou moins assimilées glanées dans nos lectures. Le sujet de la polémique m’échappe aujourd’hui, mais je me souviens du regard d’Okoloma tandis que j’affûtais mes arguments et de sa remarque : « Tu es une féministe, tu sais. »
A en juger par son ton – celui qu’on emploierait pour accuser une personne de soutenir le terrorisme -, ce n’était pas un compliment.
Je n’avais qu’une vague idée de ce que signifiait le mot féministe. Et je ne voulais surtout pas qu’Okoloma le sache. Du coup, je ne me suis pas appesantie et j’ai continué à débattre, non sans me promettre de chercher le mot dans le dictionnaire dès mon retour à la maison.

Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie, 2015.

Nous sommes tous des féministes

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