L’Opoponax

L’Opoponax

Quatrième de couverture :

Mon Opoponax, c’est peut-être, c’est même à peu près sûrement le premier livre moderne qui ait été fait sur l’enfance. Mon Opoponax, c’est l’exécution capitale de quatre-vingt-dix pour cent des livres qui ont été faits sur l’enfance. C’est la fin d’une certaine littérature et j’en remercie le ciel. C’est un livre à la fois admirable et très important parce qu’il est régi par une règle de fer, jamais enfreinte ou presque jamais, celle de n’utiliser qu’un matériau descriptif pur. Ce dernier prend ici tout son sens. Il est celui-là même – mais porté au plain-chant par l’auteur – dont l’enfance se sert pour déblayer et dénombrer son univers. Ce qui revient à dire que mon Opoponax est un chef d’œuvre d’écriture parce qu’il est écrit dans la langue exacte de l’Opoponax.

Marguerite Duras
Extrait de la postface
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La dernière fois que j’ai cru mourir c’était il y a longtemps

La dernière fois que j’ai cru mourir c’était il y a longtemps

Quatrième de couverture :

« Devant mon assiette vide, l’escalope de dinde et les haricots verts du dîner avalés, je fais défiler les photos du bout des doigts. Je me vois – muscles des cuisses saillants sous les leggings, quadrillage des abdos, chaque rigole un petit miracle de biologie et de patience. La bosse d’un biceps, la veine d’un coude, les épaules fières. Je fixe mon corps qui n’apparaît qu’en photo et jamais devant le miroir, cette silhouette insaisissable qui, quand j’essaie de l’observer en vrai, quand je baisse les yeux sur mon ventre et palpe mes bras, devient immanquablement plus grasse, plus molle, infiniment plus empotée que la mécanique longue et fine qui se dessine à l’écran.

« Je choisis le quatrième liché, celui que Caleb a pris lorsqu’il m’a dit d’arrêter de sourire. J’imagine que c’est à ça que je ressemblais ce matin quand j’essayais de me concentrer juste avant le record, quand j’ignorais les sonneries répétées de mon portable et les appels au secours de Camélia. J’ouvre Instagram. Contrairement à ce que beaucoup de mes abonnés semblent croire, je n’abuse pas des filtres. Je n’aime pas tricher. Je me contente d’augmenter la luminosité pour corriger l’éclairage de la salle qui me donne la jaunisse. »

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Rencontre littéraire avec Fatima Daas

Salutations, mes lecturovores !
Je vous propose aujourd’hui un article un peu différent de d’habitude car un livre, qui sortira en août prochain, me fait déjà de l’œil. Il s’agit de La petite dernière de Fatima Daas. C’est l’histoire de Fatima, la petite dernière de la famille. Elle est française d’origine algérienne, musulmane, elle habite à Clichy et se pensait polyamoureuse jusqu’au jour où elle rencontre Nina. Déjà, le résumé me tente bien mais, en plus, Virginie Despentes l’a lu et voici ce qu’elle en dit :

Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche.

Et, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me parle et je pense que ce roman a tout pour me plaire. Mais bon, il faut patienter jusqu’en août… Heureusement, pour patienter, j’ai appris qu’il y a un live lundi prochain, 22 juin, à 19h45 ! Il suffit de s’inscrire (bon, on nous demande l’entreprise pour l’inscription ; j’ai mis le nom de mon blog et vous pouvez faire de même) et de cliquer sur le lien envoyé par mail lundi prochain – c’est une procédure hyper simple.
Donc voilà, si, comme moi, ce roman vous intrigue et vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous lundi !
Pour information, Hector Mathis (ne me demandez pas de qui il s’agit, c’est un auteur, j’imagine) sera également présent.

RDV LUNDI 19H45
INSCRIPTION EN CLIQUANT LÀ