Bilan 2020

L’année 2020 se termine et le temps des bilans est venu. Je commence aujourd’hui avec le bilan annuel ; viendront bien sûr le bilan du mois de décembre et le bilan final du Challenge de l’Imaginaire.

Cette année, j’ai lu 143 livres, soit 13 de plus qu’en 2019. Parmi ces 143 livres, il y a 56 romans (dont 7 biographies et autobiographies) et 69 BD, manga et comics. Le reste est de la poésie, des essais, des beaux-livres…
Je n’ai pas compté le nombre de pages lues cette fois mais, croyez-moi, ça en fait un paquet !

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Ravage

Ravage

Quatrième de couverture :

« – Vous ne savez pas ce qui est arrivé? Tous les moteurs d’avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s’étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n’avez rien entendu, là-dessous? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c’est bien un miracle si je n’ai pas été aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tombé, j’ai sauté au plafond comme une crêpe… Allez donc jeter un coup d’œil dehors, vous verrez le beau travail! »

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Premières lignes #214

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Première partie

Les temps nouveaux

« Vos gratte-ciel ? Ils sont bien petits ! »
(Déclaration de Le Corbusier
aux journalistes new-yorkais.)

François Deschamps soupira d’aise et déplia ses longues jambes sous la table.
Pour franchir les deux cents kilomètres qui le séparaient de Marseille, il avait traîné plus d’une heure sur une voie secondaire et supporté l’ardeur du soleil dans le wagon tout d’acier d’un antique convoi rampant. Il goûtait maintenant la fraîcheur de la buvette de la gare Saint-Charles. Le lon des murs, derrières des parois transparentes, coulaient des rideaux d’eau sombre et glacée. Des vibreurs corpusculaires entretenaient dans la salle des parfums alternés de la menthe et du citron. Aux fenêtres, des nappes d’ondes filtrantes retenaient une partie de la lumière du jour. Dans la pénombre, les consommateurs parlaient peu, parlaient bas, engourdis par un bien-être que toute phrase prononcée trop fort eût troublé.
Au plafond, le tableau lumineux indiquait, en teintes discrètes, les heures de départs. Pour Paris, des automotrices partaient toutes les cinq minutes. François savait qu’il lui faudrait à peine plus d’une heure pour atteindre la capitale. Il avait bien le temps. En face de lui, la caissière, les yeux mi-clos, poursuivait son rêve.

Ravage, René Barjavel, 1943.

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