PAL du mois de juillet 2022

PAL du mois de juillet 2022

Avec ce temps bien pluvieux et frais, il est difficile d’imaginer que nous arrivons au mois de juillet, et pourtant ! Ma pile à lire est d’ailleurs prête et je vous la fait donc découvrir.
En premier lieu, je compte finir One Last Stop de Casey McQuiston que j’ai entamé hier ; un début plaisant avec des personnages hauts en couleurs. Comme c’est une bonne brique (plus de 500 pages et un corps de taille moyenne), j’en ai encore pour un moment. Je compte également lire des suites de manga et de BD avec notamment le huitième tome de Pretty Guardian Sailor Moon de Naoko Takeuchi et Elles, tome 2 : Universelle(s) d’Aveline Stokart et Kid Toussaint. Et puis il y a les lectures pour les challenges de l’été avec, entre autre, le Tour du monde du Pingouin et le Shiny Summer Challenge ! Du coup, je vais (enfin) m’attaquer au Chœur des femmes de Martin Wrinckler, je vais mener l’enquête au côté de Jane Austen grâce au Fantôme de l’abbaye de Julia Golding, je vais découvrir Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen d’Arto Paasilinna (l’écrivain préféré d’une amie !), je vais également me lancer dans la nouvelle Vingt-quatre de la vie d’une femme de Stefan Zweig et, enfin, je vais lire Ronde de nuit de Sarah Waters.
Comme je vais partir un peu en juillet, il est probable que ma pile à lire évolue en fonction de la place dans ma valise. C’est aussi ça le plaisir de faire une PAL mensuelle, pour moi : la voir changer en fonction de mes envies, des nécessités.

Passez une bonne journée, et excellent mois de juillet à vous. Profitez bien !

Premières lignes #301

Cette nouvelle année commence sur les chapeaux de roue, pour moi, car je prépare mon déménagement. Je vais tout de même tâcher de publier quelques chroniques et les bilans (notamment celui du Challenge de l’Imaginaire de 2021) dans les jours à venir mais, soyons honnêtes, je ne vais pas trop pouvoir vous répondre au cours des deux semaines à venir. Toutefois, je tiens à vous souhaiter une merveilleuse année 2022, que vous puissiez concrétiser vos projets, vivre de belles aventures et que vous soyez entouré·es de bonheur 🎉

Nouveau dimanche, nouveau rendez-vous des Premières lignes ! Aujourd’hui, j’ai pris un livre au hasard dans mes cartons ; c’est un roman de Sarah Waters qui traîne depuis longtemps dans ma PAL (il serait bien que je l’en sorte en 2022, ne croyez-vous pas?).

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

1947

1

Donc voilà, se dit Kay, voilà le genre de personne que je suis devenue : quelqu’un dont les pendules et les montres se sont arrêtées, et qui peut dire l’heure en regardant en bas quel nouvel estropié sonne à la porte de son logeur.
Elle se tenait devant la fenêtre ouverte, vêtue d’une chemise sans col et d’une culotte grisâtre, fumant une cigarette et observant les allées et venues des patients de Mr Leonard. Ils étaient ponctuels — si ponctuels qu’elle pouvait effectivement dire l’heure en les voyant arriver : la femme au dos cassé, le lundi à dix heures ; le soldat blessé, le mardi à onze. Tous les jeudis, c’était un homme âgé, assisté par un jeune homme à l’air un peu égaré : Kay aimait bien surveiller leur arrivée. Elle aimait bien les voir remonter lentement la rue : l’homme impeccable dans son costume sombre de croque-mort, le garçon sérieux, patient, séduisant aussi — comme une allégorie de la jeunesse et du grand âge, se disait-elle, sur une toile de Stanley Spencer, ou un de ces peintres modernes excessivement réalistes. Après eux, c’était le tour d’une femme accompagnée de son fils, un gamin affligé de lunettes et d’un pied bot ; après, d’une vieille Indienne souffrant de rhumatismes. Le petit garçon traînait parfois, s’amusant à gratter la mousse et la poussière accumulées entre les dalles brisées de l’allée avec sa chaussure d’infirme, tandis que sa mère discutait avec Mr Leonard, dans l’entrée. Une fois, récemment, elle avait levé les yeux au ciel et vu Kay qui les observait ; et elle avait entendu le petit faire une comédie dans l’escalier car il ne voulait pas aller aux toilettes tout seul.

Ronde de nuit, Sarah Waters, 2006.

Ronde de nuit

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Premières lignes #190

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

3 août 1873

Je n’ai jamais eu peur comme en ce moment. On m’a laissée dans le noir, avec rien que la lumière de la rue pour écrire. On m’a ramenée dans ma chambre, on m’y a enfermée sous clef. On voulait que ce soit Ruth qui le fasse, mais elle a refusé : comment ! Moi, enfermer ma propre maîtresse, qui n’a rien fait ? Voilà ce qu’elle a dit, & pour finir le médecin lui a pris la clef & c’est lui qui a fermé, puis il a emmené Ruth. Maintenant la maison est pleine de voix, & toutes les voix disent mon nom. Si je ferme les yeux & que j’écoute, ça pourrait être un soir comme les autres.

Affinités, Sarah Waters, 1999.

Affinités

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

Bilan 2018

En 2018, j’ai lu…

49 romans
67 livres du 9ème art (BD, comics, manga…)
11 autres livres (essais, albums jeunesse…)

Soit un total de 126 livres lus, ce qui fait environ 31 518 pages (puisqu’il y a eu des livres au format numérique), soi une moyenne de 250 pages par livre. Lire la suite

Caresser le velours

Caresser le velours

Quatrième de couverture :

Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l’Angleterre victorienne. À la fois érotique et historique, le récit met en scène les aventures de Nancy, une jeune vendeuse d’huîtres dans un petit port du Kent. Son sort bascule lorsqu’elle tombe amoureuse d’un chanteur de music-hall aux allures de dandy qui se revèle être… une femme. Quand l’élue décroche un rôle à Londres, Nancy la suit comme habilleuse. Bientôt la petite écaillère enfile, elle aussi, un pantalon, et le duo de faux hommes devient célèbre sur les scènes du West End…
Plongée dans l’Angleterre qui condamna Oscar Wilde, Caresser le velours nous offre une vision clandestine et fascinante de cette fin de siècle qui préluda à la Belle Époque. Et en conteuse mi-libertine, mi-sentimentale, Sarah Waters renoue avec la littérature de tentation et de plaisir. Lire la suite

Premières lignes #131

Salutations, ami.e.s lecturovores !
De nouveau, je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. J’ai quitté l’espace et le CIEL pour retourner sur Terre, en Angleterre, à l’époque victorienne. C’est Nancy, une jeune femme du Kent, qui nous raconte son histoire, à commencer par sa vie en bord de mer, à travailler dans le restaurant familial. Par la suite, elle fait la connaissance d’une chanteuse de music-hall. Cette rencontre va changer sa vie.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

.

1

Avez-vous eu déjà l’occasion de déguster des huîtres de Whitstable ? Si oui, vous ne les aurez pas oubliées. Un caprice de la côte du Kent fait de Whitstable, comme on dit, un très grand « cru », l’huître la plus grasse et la plus moelleuse, la plus succulente et en même temps la plus suave de tout le pays. Une huître dont la réputation n’est plus à faire. Les Français, fins gourmets s’il en est, traversent la Manche pour l’amour d’elle, et on l’expédie, sur un lit de glace, jusqu’à Berlin et à Hambourg. Je me suis laissée dire que le roi lui-même se paie des soupers d’huîtres dans un hôtel discret de Whitstable en compagnie de sa bonne amie Mme Keppel, et quant à feu la reine, si l’on en croit la légende, elle goba une whitstable à dîner tous les jours de sa vie.
Avez-vous eu l’occasion de passer par Whitstable, de voir ses bars à huîtres ? Mon père tenait un de ces petits restaurants.

Caresser le velours, Sarah Waters, 1998.

Caresser le velours

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Lire la suite

[TAG] 100% féminin

Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars ; non pas la Journée de la femme, mais la Journée internationale des droits des femmes.
PKJ a lancé un tag 100% féminin, et si je ne suis pas vraiment friande de ce genre de promotion, je me suis dit que c’était quand même l’occasion de mettre en avant des auteures, des héroïnes dont on n’entend pas forcément beaucoup parler.
Pour mes réponses, je me base uniquement sur les livres que je possède (à une exception près).

1/ Quelle est votre auteure préférée ?
Je pense pouvoir dire qu’il s’agit d’Evelyne Brisou-Pellen. J’aurais pu dire J.K. Rowling mais je n’ai lu d’elle que ce qui touche à la saga Harry Potter. Alors qu’Evelyne Brisou-Pellen, j’ai lu énormément de ses romans, et j’ai même relu trois d’entre eux au cours des deux dernières années : Les Cinq Ecus de Bretagne, sa suite Les Portes de Vannes, et un roman se déroulant en Ecosse : L’année du deuxième fantôme. Ses textes sont variés et, même si c’est de la littérature jeunesse, j’apprécie toujours autant.

Lire la suite