Le Siège des exilées

Quatrième de couverture :

Depuis plusieurs années, il ne naît presque plus d’hommes. Ces derniers sont souvent réduits à leur rôle de partenaire reproducteur. La société s’est construite autour d’un système matriarcale. Ni guerres ni conflits ne viennent perturber le quotidien et l’équilibre.
Mes certaines ont décidé de fuir la ville. Elles se sont installées à l’extérieur, dans un bidonville.
C’est là que demeure Sanada. Cette dernière possède un secret… un secret qui pourrait bien attiser la convoitise de ses congénères.

Avec Le Sièges des exilées, série dystopique en deux tomes, Akane Torikai questionne sur le sexe, l’amour, la reproduction… et finalement, sur notre condition d’être humain.

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Courts retours #29

Salutations !
Nouveau Courts retours pour vous parler de trois manga : le premier tome de L’imprimerie des sorcières de Mochinchi et Yasuhiro Miyama, le tome 32 de L’attaque des titans de Hajime Isayama (il était temps que je le lise!) et le tome 3 d’Autours d’elles de Shino Torino, dont la fin m’a surprise, je ne vais pas vous mentir. En tout cas, il y a du très bon, et du moins bon – je vous laisse découvrir tout ça.
Petit rappel : dans ces articles proposant plusieurs retours, la date de sortie des livres indiquée est celle de l’œuvre originale, et non celle de la publication française.

Courts retours #28

Salutations !
Nouveau Courts retours pour vous parler de trois BD, dont deux one-shots. J’ai bien sûr des choses à dire à leur sujet mais pas de quoi m’étendre en long, en large et en travers, raison pour laquelle je vais faire court. On va commencer avec Cet été-là de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki, qui se déroule pendant les grandes vacances, puis il y aura Magic Friends de Kristen Gudsnuk, qui se passe durant la rentrée scolaire, et on va terminer avec le troisième tome de Our Colorful Days de Gengoroh Tagame, qui a lieu en période de vacances scolaires. Un programme très adolescent, mais très plaisant, promis !

La petite dernière

La petite dernière

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

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Sex friends – Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique

Sex friends – Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique

Quatrième de couverture :

Sites ou applications de rencontres représentent plus qu’un simple outil qui permettrait de chasser le prince charmant ou de jouer les don Juan. En hameçonnant les utilisateurs par la promesse d’une abondance sexuelle et amoureuse, ces interfaces nous confrontent à la réalité de nos propres frustrations. De ce désert sentimental que traverse toute une génération de célibataires émerge une nouvelle figure : le « sex friend ». Ni amoureux fou ni calculateur froid, le sex friend a compris que la sexualité déborde aussi bien les codes de la grande histoire d’amour que les lois d’un prétendu « marché de la drague ».
Au carrefour de la philosophie, des manuels de développement personnel, des séries et comédies romantiques, Richard Mèmeteau propose une réflexion originale sur l’éthique sexuelle contemporaine. La drague numérique invite en effet à une prise de conscience écologique plus large. Notre corps est pris dans un réseau de corps avec lesquels nous échangeons en toute inconscience jusqu’au premier contact avec la maladie. Nos fluides lient ensemble nos ex, nos plans cul, nos réguliers et nos véritables partenaires amoureux. C’est à l’échelle de ces écosystèmes sexuels qu’il faut penser une responsabilité et une confiance permettant de défaire l’imbrication du sexe et de la domination.

La salope éthique

La salope éthique

Public averti

Quatrième de couverture :

« Salope, oui… mais éthique ! »

Mais quelle était donc cette créature singulière ? Quelle est cette salope autoproclamée et de surcroît dotée d’un sens éthique ?

Héritière du libertinage et de l’amour libre, La Salope Éthique, fait l’apologie du « polyamour » sans pour autant invalider la monogamie.

« Polyamour » ? Vous voulez dire « polygamie » ? Pas tout à fait. Pour expliquer le polyamour, il ne suffit pas de prétendre à un libertinage, il faut aussi respecter certaines valeurs : consentement et consensualité, limites personnelles claires et précises, respect de ces limites ainsi que de celles d’autrui, communication honnête, désir de garantir le bien-être de l’ensemble des partenaires… Tous ces principes ne sont pas évidents à mettre en place et c’est la raison d’être de ce livre : expliquer à chacun comment gérer et vivre pleinement et harmonieusement des relations polyamoureuses.

Dossie Easton et Janet W. Hardy nous offrent avec cet ouvrage une magnifique boîte à outils relationnelle. Se libérer de la jalousie, gérer les disputes équitables, des conflits constructifs, des ruptures sereines, tout en baignant dans une abondance d’amour et d’amitié… Voici un échantillon de ce qui devient possibles aux « salopes éthiques ».

Un guide de vie qui concerne tout le monde au-delà du sexe, du genre et de la sexualité !

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Caresser le velours

Caresser le velours

Quatrième de couverture :

Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l’Angleterre victorienne. À la fois érotique et historique, le récit met en scène les aventures de Nancy, une jeune vendeuse d’huîtres dans un petit port du Kent. Son sort bascule lorsqu’elle tombe amoureuse d’un chanteur de music-hall aux allures de dandy qui se revèle être… une femme. Quand l’élue décroche un rôle à Londres, Nancy la suit comme habilleuse. Bientôt la petite écaillère enfile, elle aussi, un pantalon, et le duo de faux hommes devient célèbre sur les scènes du West End…
Plongée dans l’Angleterre qui condamna Oscar Wilde, Caresser le velours nous offre une vision clandestine et fascinante de cette fin de siècle qui préluda à la Belle Époque. Et en conteuse mi-libertine, mi-sentimentale, Sarah Waters renoue avec la littérature de tentation et de plaisir. Lire la suite

Les mots et la chose

Les mots et la chose

Soyez prévenu.es, ce livre s’adresse aux personnes
qui aiment le langage érotique (ou n’en ont pas peur),
qu’il soit vulgaire, poétique, excitant…

Quatrième de couverture :

Faire l’amour : nous pouvons remplacer cette banale expression par une foule de synonymes pittoresques et délicieux. Le plus simplement du monde, on se fait aimer. On peut aussi jouer à patin-couffin, triquebiller, bistoquer, ou encore foutimasser ; on peut aller à Cythère ou fêter la saint Priape ; chez Saint-Simon, on bat le velours, et chez Boccace, on fait chanter le rossignol…

Rien de plus pauvre que le vocabulaire érotique des films pornographiques… La langue française abonde pourtant de mots sensuels et inconvenants pour parler de la chose ! Écoutons donc un sage érudit révéler avec allégresse, drôlerie et un brin de nostalgie une ribambelle d’expressions coquines et imagées.

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La matrice de la race – Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française

La matrice de la race – Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française

Quatrième de couverture :

La race a une histoire, qui renvoie à l’histoire de la différence sexuelle. Au XVIIe siècle, les discours médicaux affligent le corps des femmes de mille maux : « suffocation de la matrice » « hystérie », « fureur utérine », etc. La conception du corps des femmes comme un corps malade justifie efficacement l’inégalité des sexes. Le sain et le malsain fonctionnent comme des catégories de pouvoir. Aux Amériques, les premiers naturalistes prennent alors modèle sur la différence sexuelle pour élaborer le concept de « race » : les Indiens Caraïbes ou les esclaves déportés seraient des populations au tempérament pathogène, efféminé et faible.
Ce sont ces articulations entre le genre, la sexualité et la race, et son rôle central dans la formation de la Nation française moderne qu’analyse Elsa Dorlin, au croisement de la philosophie politique, de l’histoire de la médecine et des études sur le genre. L’auteure montre comment on est passé de la définition d’un « tempérament de sexe » à celle d’un « tempérament de race ». La Nation prend littéralement corps dans le modèle féminin de la « mère », blanche, saine et maternelle, opposée aux figures d’une féminité « dégénérée » ? la sorcière, la vaporeuse, la vivandière hommasse, la nymphomane, la tribade et l’esclave africaine. Il apparaît ainsi que le sexe et la race participent d’une même matrice au moment où la Nation française s’engage dans l’esclavage et la colonisation.

Se dire lesbienne – Vie de couple, sexualité, représentation de soi

Se dire lesbienne

Résumé de l’éditeur :

Cet essai novateur et subtil est le premier livre à s’attacher à l’intimité des lesbiennes en s’appuyant sur des récits de vie aussi bien hétérosexuels que lesbiens. Décrivant les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, il s’intéresse au coming out, montrant en particulier que la mise en couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne. S’il étudie les modalités de la rencontre et les manières d’être en couple, il titre aussi son originalité de l’analyse des « scripts sexuels » des lesbiennes et comporte en outre un très utile petit glossaire du vocabulaire lesbien.
Natacha Chetcuti, docteure en anthropologie sociale (EHESS), est sociologue.

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