Carmilla

Carmilla

Quatrième de couverture :

« Deux grands yeux s’approchèrent de mon visage et soudain, je ressentis une douleur fulgurante, comme si deux aiguilles espacées de quelques pouces seulement s’enfonçaient profondément dans ma poitrine. Je me réveillai en hurlant. La chambre était éclairée par la chandelle qui était restée allumée toute la nuit, et je vis une silhouette féminine au pied de mon lit, un peu sur la droite. »
L’action se passe dans un château de Styrie. L’héroïne, la jeune Laura, tombe sous le charme de la belle et mystérieuse Carmilla, dont l’arrivée énigmatique dans ce lieu isolé marque l’initiale d’une amitié tendre et exaltée.
De l’ouverture presque bucolique à la destruction du vampire que se révèle finalement être Carmilla, tout est là des ingrédients d’un roman gothique, classique du genre.
Mais ici, le vampire est une femme, et à la transgression vampirique s’ajoute celle de l’homosexualité féminine, dans un récit tout de séduction et de sensualité.

Premières lignes #128

Le livre dont je vous présente aujourd’hui les premières lignes est un roman gothique parlant d’une vampire, Carmilla. Il est sorti en 1872, avant Dracula de Bram Stoker. D’un moindre succès, il reste semble-t-il un grand classique de la littérature gothique et de la littérature vampirique. Je l’ai acheté il y a quelques semaines et je compte bien le lire avant Halloween !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

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Prologue

Un feuillet accompagne le récit qui va suivre. Dans cette note assez détaillée, le Dr Hesselius fait référence à l’essai où il aborde le curieux sujet sur lequel le manuscrit jette une vive lumière.
Le docteur traite de cette mystérieuse question de manière très directe et très dense, tout en faisant preuve de son érudition et de sa perspicacité habituelles. Cet essai ne représentera qu’un des volumes de la série rassemblant les écrits de cet homme extraordinaire.
Comme je publie ici ce cas afin d’y intéresser le grand public, je ne modifierai en rien le récit qu’en fait la narratrice, une femme intelligente au demeurant. C’est aussi pourquoi, après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas présenter de résumé des analyses du docteur, ni d’extrait de son exposé sur un sujet qu’il décrit comme « ayant fort probablement trait aux arcanes les plus profonds de notre existence duelle, et à ses intermédiaires ».

Carmilla, Joseph Sheridan Le Fanu, 1872.

Carmilla

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