Amerigo

Amerigo

Quatrième de couverture :

L’Amérique, chacun le sait, aurait dû s’appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n’avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ?
Dans cet essai écrit en 1941 – au moment où il s’installe en Amérique -, Stefan Zweig reconstitue l’enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l’origine de cette étrange erreur. Écrivain constamment soucieux d’élargir son horizon, il nous invite ici à voir le monde avec les yeux des hommes du XVe siècle, leurs connaissances, leurs incertitudes, leurs mœurs. Un an avant sa mort volontaire, il nous fait mesurer l’incommensurable distance qui se creuse entre le vécu et la mémoire, entre les perceptions du présent et que les siècles futurs retiendront de nous…

Premières lignes #121

Tout comme la semaine dernière, je vous présente l’incipit du livre, et lorsque je le lirai, je vous mettrai les premières lignes du récit.
Il y a encore trois ou quatre ans, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur et, lorsque ça a été le cas, j’ai su que je manquais quelque chose. Mais je ne l’ai toujours pas lu – ça ne saurait tarder.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Introduction

Au début de 1942, la radio de Paris nous annonçait que « l’écrivain juif Stefan Zweig venait de se donner la mort au Brésil » – nouvelle reproduite le lendemain en trois lignes par les journaux nazis de la capitale. Et ce fut ensuite le silence complet sur ce grand et noble écrivain qui avait acquis en France une renommée égale à celle de nos meilleurs auteurs.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig, 1927.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

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Premières lignes #116

Il y a quelques jours, une copine se séparait de livres car elle déménage. L’un des livres qu’elle m’a donné est Amerigo. C’est le récit de l’homme qui a donné son nom à l’Amérique ; je n’en avais jamais entendu parler et j’admets être très intriguée par son histoire.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Amerigo

Quel homme a donné son nom à l’Amérique ?
À cette question, le premier écolier venu répondra d’une voix ferme, sans avoir à réfléchir : Amerigo Vespucci.
En revanche, même les adultes se montreront hésitants et perplexes si on leur pose la seconde question, à savoir : pourquoi a-t-on utilisé, pour baptiser cette partie du monde, le prénom d’Amerigo Vespucci ? Parce que Vespucci a découvert l’Amérique ? Il ne l’a nullement découverte ! Parce qu’il a été le premier à fouler le sol du continent, et non plus seulement des îles les plus proches de la côte ? Non, ce n’est pas non plus pour cette raison, car ce n’est pas Vespucci qui a posé le pied le premier sur le continent américain, mais Colomb et Sébastien Cabot.

Amerigo, Stefan Zweig, 1944.

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