PAL du mois de juillet 2022

PAL du mois de juillet 2022

Avec ce temps bien pluvieux et frais, il est difficile d’imaginer que nous arrivons au mois de juillet, et pourtant ! Ma pile à lire est d’ailleurs prête et je vous la fait donc découvrir.
En premier lieu, je compte finir One Last Stop de Casey McQuiston que j’ai entamé hier ; un début plaisant avec des personnages hauts en couleurs. Comme c’est une bonne brique (plus de 500 pages et un corps de taille moyenne), j’en ai encore pour un moment. Je compte également lire des suites de manga et de BD avec notamment le huitième tome de Pretty Guardian Sailor Moon de Naoko Takeuchi et Elles, tome 2 : Universelle(s) d’Aveline Stokart et Kid Toussaint. Et puis il y a les lectures pour les challenges de l’été avec, entre autre, le Tour du monde du Pingouin et le Shiny Summer Challenge ! Du coup, je vais (enfin) m’attaquer au Chœur des femmes de Martin Wrinckler, je vais mener l’enquête au côté de Jane Austen grâce au Fantôme de l’abbaye de Julia Golding, je vais découvrir Les mille et une gaffes de l’ange gardien Ariel Auvinen d’Arto Paasilinna (l’écrivain préféré d’une amie !), je vais également me lancer dans la nouvelle Vingt-quatre de la vie d’une femme de Stefan Zweig et, enfin, je vais lire Ronde de nuit de Sarah Waters.
Comme je vais partir un peu en juillet, il est probable que ma pile à lire évolue en fonction de la place dans ma valise. C’est aussi ça le plaisir de faire une PAL mensuelle, pour moi : la voir changer en fonction de mes envies, des nécessités.

Passez une bonne journée, et excellent mois de juillet à vous. Profitez bien !

Premières lignes #326

En 2018, je vous partageais l’incipit de Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig. Alors que je vais enfin me lancer dans ce texte d’ici peu, je me rends compte que ce n’est pas tant l’introduction qui m’intéresse – elle est intéressante, mais elle parle de l’écrivain or, je ne vais pas vous mentir, quand je veux lire un bouquin, c’est l’histoire qui m’attire avant tout. Alors, aujourd’hui, je vous partage les premières lignes du récit ; il prend place avant la Première Guerre mondiale.
Bon dimanche à vous.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Dans la petite pension de la Riviera où je me trouvais alors (dix ans avant la guerre) avait éclaté à notre table une violente discussion qui brusquement menaça de tourner en altercation furieuse et fut même accompagnée de paroles haines et injurieuses. La plupart des gens n’ont qu’une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n’arrive guère à le sémouvoir ; mais si devant leurs yeux, à portée immédiate de leur sensibilité, se produit quelque chose, même de peu d’importance, aussitôt bouillonne en eux une passion démesurée. Alors ils compensent, dans une certaine mesure, leur indifférence coutumière par une véhémence déplacée et exagérée.
Ainsi en fut-il cette fois-là dans notre société de commensaux tout à fait bourgeois, qui d’habitude se livraient paisiblement à de small talks et à de petites plaisanteries sans profondeur, et qui le plus souvent, aussitôt après le repas, se dispersaient : le couple conjugal des Allemands pour excursionner et faire de la photo, le Danois rondelet pour pratiquer l’art monotone de la pêche, la dame anglaise distinguée pour retourner à ses livres, les époux italiens pour faire des escapades à Monte-Carlo, et moi pour paresser sur une chaise du jardin ou pour travailler. Mais cette fois-ci, nous restâmes tous accrochés les uns aux autres dans cette discussion acharnée ; et si l’un de nous se levait brusquement, ce n’était pas comme d’habitude pour prendre poliment congé, mais dans un accès de brûlante irritation qui, comme je l’ai déjà indiqué, revêtait des formes presque furieuses.
Il est vrai que l’événement qui avait excité à tel point notre petite société était assez singulier.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig, 1927.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

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Amerigo

Amerigo

Quatrième de couverture :

L’Amérique, chacun le sait, aurait dû s’appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n’avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ?
Dans cet essai écrit en 1941 – au moment où il s’installe en Amérique -, Stefan Zweig reconstitue l’enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l’origine de cette étrange erreur. Écrivain constamment soucieux d’élargir son horizon, il nous invite ici à voir le monde avec les yeux des hommes du XVe siècle, leurs connaissances, leurs incertitudes, leurs mœurs. Un an avant sa mort volontaire, il nous fait mesurer l’incommensurable distance qui se creuse entre le vécu et la mémoire, entre les perceptions du présent et que les siècles futurs retiendront de nous…

Premières lignes #121

Tout comme la semaine dernière, je vous présente l’incipit du livre, et lorsque je le lirai, je vous mettrai les premières lignes du récit.
Il y a encore trois ou quatre ans, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur et, lorsque ça a été le cas, j’ai su que je manquais quelque chose. Mais je ne l’ai toujours pas lu – ça ne saurait tarder.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Introduction

Au début de 1942, la radio de Paris nous annonçait que « l’écrivain juif Stefan Zweig venait de se donner la mort au Brésil » – nouvelle reproduite le lendemain en trois lignes par les journaux nazis de la capitale. Et ce fut ensuite le silence complet sur ce grand et noble écrivain qui avait acquis en France une renommée égale à celle de nos meilleurs auteurs.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig, 1927.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

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Premières lignes #116

Il y a quelques jours, une copine se séparait de livres car elle déménage. L’un des livres qu’elle m’a donné est Amerigo. C’est le récit de l’homme qui a donné son nom à l’Amérique ; je n’en avais jamais entendu parler et j’admets être très intriguée par son histoire.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Amerigo

Quel homme a donné son nom à l’Amérique ?
À cette question, le premier écolier venu répondra d’une voix ferme, sans avoir à réfléchir : Amerigo Vespucci.
En revanche, même les adultes se montreront hésitants et perplexes si on leur pose la seconde question, à savoir : pourquoi a-t-on utilisé, pour baptiser cette partie du monde, le prénom d’Amerigo Vespucci ? Parce que Vespucci a découvert l’Amérique ? Il ne l’a nullement découverte ! Parce qu’il a été le premier à fouler le sol du continent, et non plus seulement des îles les plus proches de la côte ? Non, ce n’est pas non plus pour cette raison, car ce n’est pas Vespucci qui a posé le pied le premier sur le continent américain, mais Colomb et Sébastien Cabot.

Amerigo, Stefan Zweig, 1944.

Amerigo

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