La petite fille qui aimait Tom Gordon

Quatrième de couverture :

Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas.
Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut.

Quand elle se perd au cours d’une marche sur la piste des Appalaches, Trisha se retrouve à la merci de la forêt, piégée dans un labyrinthe vert et marécageux. Alors que les heures défilent, la petite fille fait face à une peur qui grandit, tente de la posséder : et si on ne me retrouvait jamais ?

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Premières lignes #254

Bien le bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, je vous partage les premières lignes d’un roman que j’ai récemment lu : La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King. L’écrivain nous permet de comprendre que les choses ont vite dérapé, et ce pour une chose justement si anodine.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Juin 1998

Préliminaires

Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avant neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. À dix heures, elle était assise à l’arrière de la Dodge Caravan de sa mère, vêtue de son maillot d’entraînement bleu roi de l’équipe des Red Sox (avec 36 GORDON inscrit au dos), et jouait avec Mona, sa poupée. À onze heures, elle s’efforçait de ne pas céder à la panique, de ne pas se dire Je suis en danger, de chasser de sa tête l’idée que les gens qui se perdent dans la forêt s’en tirent quelquefois avec de graves blessures, que parfois même ils en meurent.
Tout ça parce que j’avais envie de faire pipi, se disait-elle.

La petite fille qui aimait Tom Gordon, Stephen King, 1999.

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22/11/63

22/11/63

Résumé de l’éditeur :

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que… Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake. Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock‘n’roll.

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Marche ou crève

Marche ou crève

Quatrième de couverture :

Garraty, un jeune adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet événement est très attendu. Il sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi…
Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher…

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Premières lignes #244

Bien le bonjour !
Ce dimanche comme le dimanche précédent, je vous propose de découvrir les premières lignes d’un roman de Stephen King. De celui-ci, je sais seulement que c’est une uchronie : et si JFK n’était pas mort le 22 novembre 1963 ? L’incipit de ce roman nous replonge dans les faits.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

« Il est pratiquement impossible à la rai-
son d’assimiler le fait qu’un petit homme
solitaire ait pu abattre un géant au milieu de
ses limousines, des ses légions, des ses foules,
de sa sécurité. Si une telle nullité a pu
détruire le chef de la nation la plus puissante
de la terre, alors un monde de démesure nous
engloutit et nous vivons dans un univers
absurde. »
Norman MAILER

« Quand il y a de l’amour, les cicatrices
de la variole sont aussi jolies que des fos-
settes. »
Proverbe japonais

« La danse, c’est la vie. »

22/11/63, Stephen King, 2011.

22/11/63

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Premières lignes #243

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Première Partie

Le départ

1

« Prononcez le mot secret et gagnez cent dol-
lars. George, qui sont nos cent premiers concur-
rents ? George… ? Tu es là, George ? »
Groucho MARX, You Bet Your Life

Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l’air d’un petit fatigué après une longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant un uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d’identité en plastique bleu. Le garçon assis à l’arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l’emporta vers un terminal d’ordinateur qui avait l’air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte et écrivit sur son écran :

GARRATY RAYMOND DAVIS
RTE 1 POWNAL MAINE
CANTN D’ANDROSGOGGIN
N° d’immat.  49-801-89
O.K. — O.K. — O.K.

Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l’écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d’avancer.
— Ils ne rendent pas la carte ? demanda Mrs. Garraty. Ils ne…
— Non, maman, répondit patiemment Garraty.
— Eh bien, je n’aime pas ça, remarqua-t-elle en allant se garer dans un espace libre.
Elle répétait cela depuis qu’ils étaient partis dans la nuit, à 2 heures du matin. Ou plutôt, elle gémissait.
— Ne te fais pas de souci, dit-il à sans même y prêter attention.
Il était occupé à tout observer et absorbé par ses propres sentiments, d’attente et de peur. Il descendit avant même que la voiture eût pu pousser son dernier soupir. C’était un grand garçon, bien charpenté, portant un blouson militaire fané contre la fraîcheur de ce petit matin de printemps.

Marche ou crève, Stephen King, 1979.

Marche ou crève

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