Premières lignes #168

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

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Résultat et prologue

Un personnage fort étrange, nommé Charles Dexter Ward, a disparu récemment d’une maison de santé, près de Providence, Rhode Island. Il avait été interné a contrecœur par un père accablé de chagrin, qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie présentant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une curieuse modification du contenu de son esprit. Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.

L’affaire Charles Dexter Ward, H.P. Lovecraft, 1941.

L’affaire Charles Dexter Ward

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Premières lignes #167

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter des premières lignes qui sont un petit témoignage du processus d’écriture.

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Tituba et moi, avons vécu en étroite
intimité pendant un an. C’est au
cours de nos interminables conver-
sations qu’elle m’a dit ces choses
qu’elle n’avait confiées à personne.
MARYSE CONDÉ

Moi, Tituba sorcière…, Maryse Condé, 1986.

Moi, Tituba sorcière…

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Premières lignes #166

Hello !
Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes d’un livre que j’ai acheté le mois dernier. L’idée de ce bouquin, c’est de nous présenter des femmes qui ont marqué l’Histoire mais qui ont été oubliées au profit des « grands hommes ». Que ce soit parmi les plus connues ou les moins connues citées dans cette préface, j’en connais plusieurs, cela dit quelques unes me sont totalement inconnues et j’ai hâte de les découvrir.

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Préface

Connaissez-vous Christine de Pizan, George Sand, Joséphine Baker ? Oui, sans doute, même si les livres scolaires les ignorent ou les minorent. Un interlocuteur de hasard me disait récemment qu’il croyait que George Sand était un homme. Connaissez-vous Hypatie, Berty Albrecht, Rosa Parks ? C’est moins sûr. Et vous ignorez certainement tout de Hatchepsout, pharaonne, première reine dont on ait gardé le nom, Élisabeth Báthory, la comtesse sanglante, Hedy Lamarr, inventrice d’un système de radiocommunication auquel Internet doit tout, ou Rosalind Franklin, brillante biologiste dont le rôle central dans la découverte de l’ADN a été totalement occulté, à l’instar de tant de scientifiques. En testant quelques-uns de ces soixante-quinze noms, vous vous interrogerez sur vos méconnaissances. Elles ne sont pourtant pas seules en cause. C’est que personne ne vous a jamais parlé de ces femmes oubliées, invisibilisées, aux yeux d’une histoire aveugle qui ne connaît que les « grands Hommes ».

Ni vues ni connues, Collectif Georgette Sand, 2017.

Ni vues ni connues

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Premières lignes #165

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Le logement était plus confortable que je ne m’y attendais. Studio individuel avec salle de bains, ou plus exactement appartement, puisqu’il y avait en réalité deux pièces : une chambre et un séjour flanqué d’une kitchenette. C’était lumineux et spacieux, le mobilier moderne, la décoration de bon goût dans des teintes sobres. Le moindre espace était évidemment sous surveillance vidéo et je ne tarderais pas à comprendre que des micros étaient dissimulés çà et là. Les caméras, elles, étaient placées bien en évidence. Il y en avait une – petite mais parfaitement visible – en hateur, à chaque coin ainsi que dans le moindre recoin impossible à surveiller depuis le plafond : par exemple, dans la penderie, derrière les portes et les étagères qui faisaient saillie. Même sous le lit et dans le placard sous l’évier de la cuisine. Une caméra était installée partout où une personne était susceptible de se faufiler. Parfois, lorsqu’on se déplaçait dans une pièce, elles vous suivaient de leur regard borgne.

L’unité, Ninni Holmqvist, 2006.

L’unité

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Premières lignes #164

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Introduction

Sang tabou (ni trompettes)

 

Comme des milliards de femmes depuis que le monde est monde, j’ai eu mes règles chaque mois pendant près de quarante ans. Entre avril 1975 et février 2015, cela représente environ 400 cycles si l’on enlève la période de la grossesse et les errances de la préménopause. Soit près de 2 400 jours marqués par l’écoulement entre mes jambes de ce qu’on appelle le sang menstruel : un signal d’ovulation et, donc, de fertilité. Par comparaison, la femme du Moyen Âge, en Europe, n’ovulant en moyenne qu’une centaine de fois dans sa vie. Le reste du temps, elle était enceinte, ou elle allaitait, ou elle était morte. Au XVIIIe siècle, la femme qui était parvenue à survivre à son enfance avait une espérance de vie de vingt-huit ans et, avec un taux de mortalité maternelle de 1,2%, avait mille fois plus de risques de mourir en couches qu’aujourd’hui.

Ceci est mon sang, Elise Thiébaut, 2017.

Ceci est mon sang – Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font

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Premières lignes #163

Aujourd’hui, l’incipit que je vous présente est une dédicace. Elle m’a bien plu et me donne envie de tourner les pages, de découvrir ce que l’autrice a à nous présenter.

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Pour ma mère, qui m’a appris très tôt
qu’une vraie lady pouvait donner des ordres,
qu’un vrai gentleman pouvait y obéir
et que les vrais zombies ne mangeaient pas de cerveaux.

New Victoria , Lia Habel, 2011.

New Victoria

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Premières lignes #162

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— Papa, tu me racontes une histoire ?
— Une histoire… de monstre ?
— Mmmh… Non.
— De sorcière ?
— Non plus !
— Le conte des sept agneaux qui cherchaient leur mère ?
— Non, non et non ! Ce soir, je veux… une histoire de princesse !
— De princesse ? Mais tu aimes ça ?
— Ben oui, pourquoi pas !
— D’accord. Il était une fois… un prince qui voulait épouser une princesse, une vraie princesse, avec la peau douce, tout en délicatesse, et…
— Mais papa, je voulais une histoire de princesse ! Pas une histoire de prince charmant qui a du mal à trouver chaussure à son pied !

La revanche des princesses, Collectif, 2019.

La revanche des princesses

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Premières lignes #161

Salutations, ami·es lecturovores !
Pour les premières lignes d’aujourd’hui, j’ai choisi l’incipit de Comment ils font les gens ? parce que ces deux lignes ont tout de suite mis un grand sourire sur mon visage.

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Réflexions (un peu argumentées quand même)
pour répondre à des questions parfaitement inutiles.

Comment ils font les gens ?, I.M. Nancy et Youliedessine, 2018.

Comment ils font les gens ?

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Premières lignes #160

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ProLogue

Pendant des années, même lorsqu’elle l’aimait, une part d’elle-même le haïssait avec cette puérilité qui rend détestable ce que l’on ne peut contrôler. Il était têtu, borné et usait de son charme pour faire oublier les erreurs qu’il commettait en permanence ; les mêmes, encore et toujours, car à quoi bon en tenter de nouvelles alors que les anciennes lui réussissaient si bien ?
Il était charmant. C’était bien là le problème. Elle était sous son emprise. Même lorsqu’elle finissait par le détester, il parvenait toujours à la récupérer, à la séduire de nouveau, si bien qu’elle ne savait plus qui était le serpent, et qui était le dresseur.
Il malmenait les gens, les faisait souffrir, puis trouvait de nouvelles personnes, plus attrayantes à ses yeux, et abandonnait les anciennes, brisées, dans son sillage.
Mais un jour son charme cessa d’opérer. Un tramway qui déraille. Un train sans conducteur. Ses erreurs se remarquaient, elles devenaient impardonnables. L’une d’elles eut des conséquences terribles : une vie ôtée, une condamnation à mort… Elle aussi faillit perdre la vie.
Comment pouvait-elle continuer à aimer un homme qui avait essayé de l’éliminer ?

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Son vrai visage, Karin Slaughter, 2018.

Son vrai visage

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Premières lignes #159

Une entrée en matière qui nous dépeint la ville où va se dérouler l’histoire des Filles de Nulle Part. C’est un récit très dur mais tellement banal et ça n’en est que plus révoltant (viol, sexisme, racisme… il y a de tout dans ce roman!).

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Nous.

Prescott (Oregon).
Population : 17 549 hab. Altitude : 176 m au-dessus du niveau de la mer.
32 km à l’est d’Eugene et de l’université de l’Oregon. 209 km au sud-est de Portland. À mi-chemin entre un bourg agricole et une zone résidentielle. Totem du lycée : les Spartiates (Allez les Spartiates !)
Et tant de filles qui vivent là. Tant de presque-femmes, qui attendent que leur peau s’ajuste sur elles.

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Nous les filles de nulle part, Amy Reed, 2017.

Nous les filles de nulle part

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