Ma vie sur la route

Ma vie sur la route

Quatrième de couverture :

Journaliste, militante, Gloria Steinem est une figure de lutte pour les droits des femmes et les droits civiques aux États-Unis. Elle a fondé le Women’s Media Center, une organisation pour rendre les femmes plus présentes dans les médias, et le magazine féministe Ms. , qui met en avant des personnalités comme Beyoncé, Chimamanda Ngozi Adichie, Lupita Nyong’o ou Amy Schumer.
Pendant toute sa vie, elle a voyagé à travers l’Amérique pour aller à la rencontre des autres – un goût du nomadisme qui s’enracine dans son enfance passée à sillonner le pays en compagnie d’un père fantasque, épris de liberté.
Ma vie sur la route est le récit autobiographique de plus de cinquante ans de combats, depuis la cause amérindienne à l’avortement en passant par le tourbillon de la campagne politique de Hillary Clinton ou encore les droits de la communauté gay.
Une ode à l’intranquilité qui nous pousse à partir à l’aventure, par celle qui écrivit :

« Ne demandez pas aux femmes de s’adapter au monde
– demandez au monde de s’adapter aux femmes. »

Premières lignes #185

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

Avant-propos

Je venais de finir l’écriture d’un essai sur les femmes, les maisons et les tâches ménagères. Je me sentais vide et désœuvrée. Mes journées se résumaient à traîner mon pyjama sale avec mon corps dedans en me demandant que faire. Un matin, avachie sur le canapé, j’écoutais la radio quand quelqu’un évoqua la maison de Balzac, à Passy. Je sentis un frémissement. Blzac, c’était le grand amour de ma jeunesse. J’avais grandi avec ses personnages et la nostalgie d’un temps où les auteurs étaient des superstars. Et si j’y allais ?
Dans le métro, je me suis dit que c’était parfaitement grotesque. J’ai hésité à faire demi-tour. Qu’est-ce que j’allais foutre là-bas toute seule ? Tromper mon ennui et ma dépression ?J’ai poussé malgré tout jusqu’à la rue Raynouard – qui a cette caractéristique d’être très précisément à l’autre bout de Paris peu importe votre point de départ. Devant le musée, nouvelle hésitation. C’était gratuit. Je suis entrée. Il faisait sombre. Il n’y avait personne. J’ai erré dans les deux premières pièces. Il n’y avait pas grand chose à regarder. Quelques portraits posthumes mettant en scène la puissance du créateur – lui, le désœuvrement, il ne connaissait visiblement pas. Les tableaux étaient accrochés sur des murs peints dans une espèce de violet qui n’était pas sans rappeler le catalogue Castorama 2003. Ça n’avait rien d’une maison, tout était impersonnel. J’ai essayé de me convaincre que j’appréciais ce moment mais, en vrai, j’étais assez déçue.
Et puis j’ai pénétré la pièce du fond, la plus petite, le bureau de l’écrivain, seul endroit resté à peu près en l’état.

Honoré et moi, Titiou Lecoq, 2019.

Honoré et moi

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[TAG] Books & Blogging

Bien le bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, place à un nouveau tag puisque j’ai été nommée par Millina. Il s’intitule Books & Blogging et il y sera donc question de mes lectures et de mon blog (eh oui, facile à deviner, je sais).

Books

1/ Des fois, je repense à mes chroniques et il m’arrive de me dire que je nuancerai un peu plus mon avis en y repensant. Et vous le(s)quel(s) vous nuanceriez un peu plus ?
Aucun. J’y ai pensé, pour quelques livres, mais en fait non. Il faut savoir que je n’écris jamais une chronique à chaud – à la limite, le brouillon. Je prends toujours le temps de digérer un livre (parfois, il me faut une heure, parfois plusieurs jours), de réfléchir aux termes que j’emploie (sont-ce bien ceux qui reflètent ma pensée?), etc. Cela m’arrivera peut-être un jour, notamment si je relis un livre, et alors je nuancerai mon propos, ou peut-être sera-t-il plus virulent. Je ne saurai dire, si ce n’est que ce n’est actuellement pas le cas.

2/ Avez-vous déjà lu un ou plusieurs livres auto-édités ?
Oh oui, j’en ai lu quelques uns, comme La chair & le sang de Lizzie Crowdagger, L’Ordre Terne de I. M. Nancy,  Les enfants d’Erostrate de Mickaël Koudero, ou encore La rousse qui croyait au père Noël a 29 ans de Suzanne Marty. J’en lis moins désormais car je me concentre sur ma pile à lire déjà énorme. Lire la suite

Enfants de Mars et de Vénus

Enfants de Mars et de Vénus

Quatrième de couverture :

« Sauf qu’on n’est pas un couple, a tranché Alys.
— Vraiment ? ai-je demandé, un peu surprise.
— Lev, je t’aime bien, mais pour l’instant on a à peine couché deux fois ensemble et, pour ce que j’en sais, tu couches avec toutes les filles trans que tu rencontres. »
J’ai levé ma main en signe de protestation.
« Ce sarcasme est complètement infondé. Et puis, qu’est-ce que tu fais des lacrymos, des machos, des bastons avec les skins, des interrogatoires musclés et tout ça ? Ça ne compte pas, pour toi ?
— Si, mais ça correspond plus à la description d’un gang que d’un couple. »
J’ai haussé les épaules.
« D’accord, ai-je concédé. Être en gang, ça me va aussi. »

Premières lignes #184

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

PROLOGUE

C’est l’histoire d’un triangle, je crois qu’on peut bien le dire : Arnie Cunningham, Leigh Cabot et, bien entendu, Christine. Mais Christine était là la première. Elle a été le premier amour d’Arnie, et je pense pouvoir affirmer, du haut de l’extraordinaire sagesse que je peux avoir atteinte en mes vingt-deux ans de vie, qu’elle en a été le seul.  C’est pourquoi je dis que ce qui est arrivé est une tragédie.

Arnie et moi, on a grandi dans le même quartier, et on a été dans les mêmes écoles depuis la maternelle. Je crois que c’est grâce à cela qu’il s’en est sorti vivant quand on est arrivé dans les grandes classes. J’étais costaud, et c’est ce qui l’a sauvé. Il en a pris plein la tronche pour pas un rond, d’accord, mais il a eu la vie sauve.
C’était le pauvre mec de la classe, vous me suivez ?

Christine, Stephen King, 1983.

Christine

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Courts retours #13

Le treizième Courts Retours pour entamer octobre, ça me disait bien.
Aujourd’hui, je vous parlerai de  Batman – Gotham Aventures. vol.1 que j’ai beaucoup aimé, il sera également question du recueil de nouvelles Rêves de femmes de Virginia Woolf et d’une bande dessinée féministe et humoristique Un clou dans le bec de Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras.