Premières lignes #151

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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I
Fini

1

Après avoir donné ma démission, mis fin à un mariage vidé de toute substance, vendu mon appartement de Xindian, plaqué le milieu théâtral où je m’étais fait un petit nom, rompu à l’amiable avec mes vieux potes (pour les beuveries et les parties de poker, ne comptez plus sur moi !), muni d’un patrimoine des plus réduits et donc aisément transportable, j’ai franchi l’infernal tunnel de Xinhai menant à Wolong Street, ce trou du cul du monde qui a « le charnier » en toile de fond1, et là, me suis installé comme détective privé.

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Rue du Dragon couché, Chi Wei-Jan, 2011.

Rue du Dragon couché

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Libre d’aimer

Libre d’aimer

Quatrième de couverture :

Juillet 1942.
Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive.
Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café.
Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie.
Naissance d’un désir irrésistible, en pleine tragédie. Amour interdit de deux femmes emportées par le feu de la passion.
À Dinard, où elles se réfugient, elles devront, sous la pluie des bombes alliées, décider de leur destin : se séparer pour tenter de survivre ou accepter de mourir par amour.La brûlante passion de deux femmes sous l’Occupation
Un hymne à la liberté, contre toutes les oppressions

Claudine à l’école

Claudine à l’école

Quatrième de couverture :

Un titre bien sage pour un roman qui l’est moins. Claudine le reconnaît : « Vrai, cette école n’est pas banale ! » Comment pourrait-elle l’être ? Les élèves ont des personnalités peu communes : la grande Anaïs, que Claudine qualifie de menteuse, filouteuse, flagorneuse, traîtresse, possède en outre « une véritable science du comique » ; les Jaubert sont agaçantes à force de sagesse ; Marie Belhomme, « bébête, mais si gaie » ; Luce, charmeuse autant que sournoise ; et les autres, « c’est le vil peuple ». Quant aux maîtresses… Mlle Sergent, « la rousse bien faite », aussi intelligente que laide, est tout yeux pour son assistante, Mlle Aimée, la bien nommée. Ajoutez les instituteurs des garçons, le pâle Duplessis et le vaniteux Rabastens, le médecin scolaire, le Dr Dutertre, aux dents de loup, qui aime s’attarder auprès des grandes… et vous obtenez un mélange détonant. Pour parfaire l’ensemble, c’est une Claudine débordante de vitalité, excessive dans ses élans, qui mène la ronde.

Tout est vrai

Tout est vrai

Quatrième de couverture :

Fervents admirateurs de la jeune prodige des lettres Fatima Ro, quatre adolescents sont prêts à tout pour rencontrer leur idole. Quand elle les approche à l’issue d’une séance de dédicades, Miri, Soleil, Jonah et Penny n’en reviennent pas. Soudain, leur vie prend tout son sens, sous la direction de cette jeune écrivaine de génie.
Un an plus tard, alors que leur relation avec Fatima a cessé brutalement, le groupe découvre avec stupeur que le nouveau roman de Fatima s’inspire des secrets qu’ils lui ont confié. Les révélations font l’effet d’une bombe, et personne ne sortira indemne de l’explosion…

Premières lignes #150

Bonjour mes lecturovores !
Aujourd’hui, je reviens vers vous avec les célèbres premières lignes de Claudine à l’école. Après avoir vu le film Colette avec Keira Knightley (que j’ai beaucoup aimé), j’ai eu envie de découvrir son premier roman et, à ma grande surprise, j’ai passé un très bon moment alors que je ne me suis pas attachée à l’héroïne mais j’ai apprécié son ton mordant. Vraiment, je vous le conseille !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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Chapitre 1
Je m’appelle Claudine, j’habite Montigny ; j’y suis née en 1884 ; probablement, je n’y mourrai pas. Mon Manuel de géographie départementale s’exprime ainsi : « Montigny-en-Fresnois, jolie petite ville de 1.950 habitants, construite en amphithéâtre sur la Thaize ; on y admire une tour sarrasine bien conservée… » Moi, ça ne me dit rien du tout, ces descriptions-là !
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Claudine à l’école, Colette et Willy, 1900.

Claudine à l’école

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C’est lundi, que lisez-vous ? #128

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous désormais organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Comme pour la semaine précédente, je ne mets que la couverture du premier tome de Sailor Moon mais parce que c’est l’ancienne édition (Glénat) que je possède et le découpage n’est pas le même. J’ai lu le tome 2.

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Premières lignes #149

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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ANNÉE 1964

Claire Rochaz
à Héloïse de Marèges
Paris, le 30 juin 1964
Ave, amicarum optima !
Un prix d’honneur parti en vacances la veille de la distribution des prix, voilà qui n’a pas été du goût de Madame ! Elle ne s’est affiché que lorsque j’ai insinué, sans le dire vraiment, que tu avais dû aller rejoindre ta famille… « Son père est nommé à Stockholm, elle est invitée chez l’ambassadeur d’Espagne à Vienne… » Bref je ne sais pas si elle te croit à Madrid, à Vienne ou à Stockholm, mais elle matée.
Tu n’as rien perdu. Madame a fait un discours d’agrégée de sciences-nat, plein de fleurs, de petits oiseaux chantant dans les arbres, de pollen et d’abeilles. La chorale a exécuté (dans tous les sens du terme) La Nuit de Rameau avec Tauberg en soliste pour la dernière fois car elle devient mezzo malgré tous ses efforts, on nous a distribué des bouquins affreux : des invendus même pas coupés que tu découvriras à ton retour. J’ai confié les liens à Maman qui rentrait en voiture chez nous, et j’ai porté les tiens chez toi, où j’ai trouvé Victor qui les a pris en constatant qu’il n’en avait jamais eu autant.
Je pourrais te raconter bien des choses, mais je dois aller au local préparer le camp avec les autres CE, les cheftaines et les intendantes. Nous partons dans quatre jours et pour presque trois semaines. Ensuite bref passage en Savoie avec la famille puis allemand intensif à Osnabrück. Ecris-moi vite au camp, où je prévois une atmosphère saine et sportive, certes, mais un peu limitée intellectuellement. La plupart des filles n’ont jamais quitté la petite école de la rue de Milan où le niveau est, disons, moyen. Seule Marie-Christine, seconde des Cigognes, est à Jules-Ferry et s’y défend honorablement. Enfin, c’est une autre vie !
Bon, j’y vais, dans cette autre vie.
Vale.

Les amies d’Héloïse, Hélène de Monferrand, 1990.

Les amies d’Héloïse

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