C’est lundi, que lisez-vous ? #281

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai enfin terminé Le Désosseur de Liverpool et j’ai commencé deux nouvelles lectures : Iron Widow et Le pensionnat des innocentes. Lire la suite

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai enfin terminé Le Désosseur de Liverpool et j’ai commencé deux nouvelles lectures : Iron Widow et Le pensionnat des innocentes. Lire la suite

Premières lignes #303

Enfin, je commence à vraiment sortir la tête des cartons et mon nouveau chez-moi prend forme petit à petit. Le sommeil revient également, ce qui est très appréciable, on ne va pas se mentir. En déménageant, j’en ai profité pour prendre des livres chez ma mère, la débarrassant et m’encombrant par la même occasion – mais ce sont des livres que je veux lire depuis un bon moment déjà, comme Rebecca de Daphné du Maurier dont je vous présente aujourd’hui les premières lignes.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

CHAPITRE PREMIER

J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley.
J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’étais interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelais le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.
Aucune fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées bâillaient à l’abandon. Puis je me sentis soudain douée de la puissance merveilleuse des rêves et je glissai à travers les barreaux comme un fantôme.

Rebecca, Daphné du Maurier, 1938.

Rebecca

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C’est lundi, que lisez-vous ? #280

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Déménagement terminé, il ne me reste plus qu’à déballer les cartons – je me demande si ce n’est pas ce qui va prendre le plus de temps. Je n’ai donc pas eu trop l’occasion de lire ces derniers jours et ça va également être compliqué pendant la semaine qui arrive. Quoiqu’il en soit, j’arrive au terme du Désosseur de Liverpool.

Le Désosseur de Liverpool


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Premières lignes #302

Toujours dans les cartons, j’ai de nouveau pris un livre au hasard – l’un des rares encore atteignables (j’écris ces lignes le vendredi, comme ce sera la ensuite la dernière ligne droite). Il s’agit d’un roman de fantasy dont j’ai déjà entendu beaucoup de bien : La Belgariade de David Eddings.
Bon dimanche à vous !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

Prologue

Où se trouvent relatées l’Histoire de la Guerre des Dieux et la Geste de Belgarath le Sorcier.
D’après Le Livre d’Alorie

Le monde était jeune alors. Les sept Dieux vivaient en harmonie, et les races de l’homme étaient comme un seul peuple. Belar, le plus jeune des Dieux, était aimé des Aloriens. Il demeurait près d’eux et les chérissait, et ils prospéraient sous sa protection. Les autres Dieux vivaient eux aussi parmi les peuples, et chaque Dieu affectionnait les siens.
Mais le frère aîné de Belar, Aldur, n’était le Dieu d’aucun peuple. Il vivait.à l’écart des hommes comme de ses pareils. Le moment vint pourtant où un enfant perdu alla le quérir dans sa retraite.

La Belgariade, tome 1 : Le Pion blanc des présages, David Eddings, 1982.

La Belgariade, tome 1 : Le Pion blanc des présages,

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C’est lundi, que lisez-vous ? #279

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai terminé Le Noël d’Hercule Poirot et Joyeux Noël ; celles-ci comme mes autres lectures sont vraiment appréciables.

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Premières lignes #301

Cette nouvelle année commence sur les chapeaux de roue, pour moi, car je prépare mon déménagement. Je vais tout de même tâcher de publier quelques chroniques et les bilans (notamment celui du Challenge de l’Imaginaire de 2021) dans les jours à venir mais, soyons honnêtes, je ne vais pas trop pouvoir vous répondre au cours des deux semaines à venir. Toutefois, je tiens à vous souhaiter une merveilleuse année 2022, que vous puissiez concrétiser vos projets, vivre de belles aventures et que vous soyez entouré·es de bonheur 🎉

Nouveau dimanche, nouveau rendez-vous des Premières lignes ! Aujourd’hui, j’ai pris un livre au hasard dans mes cartons ; c’est un roman de Sarah Waters qui traîne depuis longtemps dans ma PAL (il serait bien que je l’en sorte en 2022, ne croyez-vous pas?).

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

1947

1

Donc voilà, se dit Kay, voilà le genre de personne que je suis devenue : quelqu’un dont les pendules et les montres se sont arrêtées, et qui peut dire l’heure en regardant en bas quel nouvel estropié sonne à la porte de son logeur.
Elle se tenait devant la fenêtre ouverte, vêtue d’une chemise sans col et d’une culotte grisâtre, fumant une cigarette et observant les allées et venues des patients de Mr Leonard. Ils étaient ponctuels — si ponctuels qu’elle pouvait effectivement dire l’heure en les voyant arriver : la femme au dos cassé, le lundi à dix heures ; le soldat blessé, le mardi à onze. Tous les jeudis, c’était un homme âgé, assisté par un jeune homme à l’air un peu égaré : Kay aimait bien surveiller leur arrivée. Elle aimait bien les voir remonter lentement la rue : l’homme impeccable dans son costume sombre de croque-mort, le garçon sérieux, patient, séduisant aussi — comme une allégorie de la jeunesse et du grand âge, se disait-elle, sur une toile de Stanley Spencer, ou un de ces peintres modernes excessivement réalistes. Après eux, c’était le tour d’une femme accompagnée de son fils, un gamin affligé de lunettes et d’un pied bot ; après, d’une vieille Indienne souffrant de rhumatismes. Le petit garçon traînait parfois, s’amusant à gratter la mousse et la poussière accumulées entre les dalles brisées de l’allée avec sa chaussure d’infirme, tandis que sa mère discutait avec Mr Leonard, dans l’entrée. Une fois, récemment, elle avait levé les yeux au ciel et vu Kay qui les observait ; et elle avait entendu le petit faire une comédie dans l’escalier car il ne voulait pas aller aux toilettes tout seul.

Ronde de nuit, Sarah Waters, 2006.

Ronde de nuit

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C’est lundi, que lisez-vous ? #278

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai donc enfin terminé Les filles de la chance (déception) et les Légendes des Dragons. Je me suis ensuite plongée dans une lecture de saison avec Le Noël d’Hercule Poirot.

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Premières lignes #300

Salutations !
Ça y est, nous en sommes à la trois-centième publication du RDV « Premières lignes ». Cela me fait bizarre ; ce sont 300 semaines qui se sont écoulées depuis que j’ai commencé ce rendez-vous. Je m’en souviens encore, il vous avait tout de suite plu ! Moi qui pensais faire un petit truc dans mon coin, vous avez finalement été plusieurs à participer à votre tour et c’est encore aujourd’hui le cas. Merci à vous !
Nous sommes le 26 décembre alors j’ai décidé de vous partager les premières lignes du Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie, que je lis en compagnie de Millina.
Passez une très belle journée.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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I

STÉPHEN releva le col de son pardessus et, d’un pas vif, se mit à arpenter le quai de la gare. De grosses locomotives sifflaient, lançaient dans l’air glacé d’épais nuages de fumée qui obscurcissaient l’atmosphère. Tout était malpropre et barbouillé de suie.
« Quel sale pays ! Quelle ville dégoûtante ! » pensa Stéphen.
Le plaisir éprouvé en arrivant dans la capitale anglaise, à la vue des magasins, des restaurants, des femmes jolies et bien habillées, s’évanouissait déjà et il comparait Londres à un faux diamant serti dans une vilaine monture.
Et s’il retournait tout de suite en Afrique du Sud ? … En proie au mal du pays, il revoyait en imagination le soleil, le ciel bleu, les jardins pleins de fleurs… des fleurs d’un bleu éclatant, les haies de dentelaires et les liserons bleus s’accrochant à la moindre cabane.
Ici, partout de la boue, de la saleté, et des gens pressés, se bousculant, comparables à des fourmis affairées autour de leur fourmilière.
Un moment, il songea :
« Je regrette d’être venu… »

Le Noël d’Hercule Poirot, Agatha Christie, 1938.

Le Noël d’Hercule Poirot

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C’est lundi, que lisez-vous ? #277

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Je termine Les filles de la chance mais j’ai songé plusieurs fois à abandonner ma lecture ; l’univers et l’histoire sont bien trouvés, mais je n’accroche pas aux héroïnes, je n’ai pas d’empathie pour elles.

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Premières lignes #299

Bien le bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, ce sont les premières lignes du Désosseur de Liverpool que je vous partage. Avec ce semblant de comptine (très glauque, clairement) pour entamer la lecture, autant dire que j’ai déjà envie de lire la suite de ce thriller ! Et vous, ce genre d’introduction, ça vous parle ?

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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Le Désosseur arrive,
Le Désosseur existe.
Il ne s’arrête jamais,
Il ne ressent rien.
Il t’attrapera,
Il te fera pleurer,
Il coupera dans ta chair,
Et ne gardera que tes os.

Le Désosseur de Liverpool, Luca Veste, 2018.

Le désosseur de Liverpool

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