Mindhunter – Dans la tête d’un profileur

Mindhunter – Dans la tête d’un profileur

Quatrième de couverture :

Au fil de ses vingt-cinq ans au FBI, l’agent spécial John Douglas est devenu une légende vivante, considéré comme le premier profileur de serial killers. Il a suivi et résolu des dizaines de cas, dont le dernier lui a presque coûté la vie. Il est entré dans l’intimité et dans l’esprit de tueurs en série pour parvenir à établir leur profil et à les arrêter. Il a ensuite formé une nouvelle génération d’agents spéciaux et a notamment inspiré à Thomas Harris l’agent Jack Crawford dans son roman Le Silence des agneaux.

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Mon avis :

Tout le monde a, je pense, déjà entendu parler de la série télévisée Mindhunter, diffusée sur Netflix. Ce que les gens savent moins, en général, c’est qu’elle est adaptée d’un roman de John Douglas et Mark Olshaker. Ce dernier est un écrivain et j’imagine que c’est la narration, l’art d’écrire une histoire, qu’il a apporté à ce duo. Quant à Douglas, c’est un ancien agent du FBI et qui fut l’un des premiers profileurs. Mindhunter est plus qu’un roman, c’est son témoignage (autobiographique, donc).
Le début du livre commence avec les péripéties scolaires de l’étudiant que John Douglas était à l’époque, son intégration au sein de l’armée, etc. C’est vrai, cela n’est guère intéressant si l’on veut tout savoir des profileurs, mais je pense que connaître son parcours est essentiel pour cerner le personnage. Après cela vient sa première rencontre avec un tueur en série : Ed Kemper. Accompagné de son collègue Robert Ressler, il va interroger le criminel dans le cadre d’un programme organisé par le FBI. L’idée ? Découvrir s’il y a un schéma qui se répète parmi les tueurs en série, qu’est-ce qui a bien pu déclencher le premier meurtre, etc. Et avec tout ce qu’ils auront recueilli, peut-être pourraient-ils prévenir de telles vagues de crimes. En tout, trente-six hommes ont été interrogés sur les crimes en série qu’ils ont commis.
Si Douglas évoque occasionnellement ce fait – que ce soit pratiquement toujours des hommes -, la réflexion ne va malheureusement pas plus loin ; avec les études faites ces dernières années, je pense que l’on a désormais plus de réponses et des raisons à apporter sur le sujet, comme l’impossibilité des femmes de se déplacer aussi librement que les hommes, l’interdiction de la violence, etc. J’aimerais d’ailleurs lire des choses à ce sujet et je suis donc ouverte à vos suggestions si vous en avez. Mais là n’est pas le propos de Mindhunter et je vais donc recentrer mon propos sur le livre.
Dans Mindhunter, si John Douglas nous donne les grandes lignes de l’étude, les réflexions qui ont été faites, comment cela s’est passé au niveau de l’administration…, il ne faut pas oublier que l’on parle de tueurs en série, de serial killers. De fait, la lecture peut peut-être heurter les plus sensibles d’autant plus que les meurtres commis s’accompagnent souvent de tortures, de viols, etc. C’est horrible à lire mais ce n’est pourtant jamais gratuit. Les auteurs n’ont pas fait un livre pour écœurer ; il leur faut nous resituer qui sont ces meurtriers, quels sont leurs modes opératoires, quels sont leurs crimes, afin de pouvoir nous expliquer par la suite quelles ont été les réflexions des équipes du FBI afin d’établir des profils et, par la suite, pouvoir arrêter les coupables au plus vite, avant que plus de gens ne soient tués (bien souvent des femmes ou des enfants). Car c’est cela qui est également bien dans ce livre, on ne se cantonne pas aux rencontres entre Douglas et des tueurs ; l’ancien agent nous explique également comment, sur telle ou telle autre affaire, lui ou d’autres de ses collègues ont appliqué leurs nouvelles connaissances dans des enquêtes.
Le point qui m’a quelque peu surprise, c’est quand Douglas glisse au passage qu’il est pour la peine de mort. Cela n’aurait pas dû me surprendre puisque tout cela se déroule aux Etats-Unis d’Amérique ! Mais bon, de mon point de vue très français, je ne m’y attendais pas – ou plutôt, j’ai oublié que ça pouvait être évoqué. En tout cas, bien que je reste opposée à la peine de mort, je ne peux que comprendre les motivations des gens à la soutenir quand je lis des atrocités telles que présentées dans Mindhunter.

Mindhunter – Dans la tête d’un profileur est un roman très intéressant que j’ai envie de vous conseiller, bien que le sujet puisse être sensible. En tout cas, si vous appréciez la série Netflix, plongez-vous dans le livre : il est certain que vous aimerez.

Mindhunter – Dans la tête d’un profileur, John Douglas et Mark Olshaker • Titre VO : Mindhunter Traduction : Agathe Fournier de Launay Editions Points • 1995 • 504 pages • 8€ • Genre : témoignage, tueurs en série, profilage • ISBN : 9782757872727

15 réflexions sur “Mindhunter – Dans la tête d’un profileur

  1. Tigger Lilly dit :

    C’est bon à savoir que le livre dont est tiré la série est de très bonne qualité. Je ne sais pas trop si je le lirai un jour (so many books…) mais je retiens.
    J’ai lu quelques bouquins de Bourgoin quand j’étais plus jeune (j’avais quelque fascination pour les serial killers à l’époque, ça m’a un peu passé), c’était très intéressant mais woaw faut prendre du recul.

    Aimé par 1 personne

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