Sentaï School, l’école des héros

Quatrième de couverture :

À la Sentaï School, pas de grève des profs, pas de RTT, pas de récup’ pour journées pédagogiques… C’est qu’à la Sentaï School on forme du super-héros, du dur, du vrai !
Alors pour les candidats potentiels, faudrait voir à bétonner la lettre de motivation et blinder le CV, et gare aux cancres…

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Mon avis :

La publication de Sentaï School a débuté en 2003 ; les chapitres étaient prébubliés dans le magazine Coyote et c’est ainsi que j’ai connu cette série, et parce qu’à l’époque, on en parlait beaucoup. Mais bon, je n’avais jamais vraiment suivi, n’achetant pas tous les numéros de Coyote, et j’ai fini par oublié. Et voilà qu’il y a quelques temps, une amie (ma fournisseuse officielle des textes de Virginia Woolf) m’en parle et me prête les tomes 1 à 4 et le spécial Noël dans la foulée. Alors ça y est, j’ai enfin pu suivre les aventures des élèves de la Sentaï School, l’école des héros. À noter qu’il y a plus que ces cinq tomes mais je n’ai pas encore eu l’occasion de les lire et ma chronique ne se basera donc que sur ceux que j’ai lu.
Ce manfra (manga français) débute par la rentrée des classes et nous faisons la connaissance de Ken, Tôa, Duke, Hongo et Keiji, cinq garçons pour qui c’est le premier jour à la Sentaï School. L’objectif de cette école est de former les jeunes afin qu’ils deviennent des super-héros. Mais déjà la vie n’est pas si simple pour les élèves qui doivent parfois lutter contre les pièges d’autres jeunes, venant eux de la Villains School, école où sont formés les super-vilains, d’autres fois, ils doivent se battre lors de duels de cartes… Croyez-moi, ce n’est pas de tout repos que d’être élève à l’école des héros.
Du côté des personnages principaux, nous avons les cinq adolescents, chacun correspondant à un cliché : Ken est le sérieux, Keiji le tout gentil, Hongo le beau gosse ténébreux, Duke le beau gosse stylé et Tôa le goinfre. Et vous le savez probablement déjà, moi et les clichés… Ça le fait pas vraiment, surtout quand ils sont aussi évidents. Seulement Sentaï School, l’école des héros est un récit totalement parodique et les traits de ces garçons sont contrebalancés – je pense notamment à Keiji qui a une part très sombre en lui, Ken qui est super sérieux mais toujours à côté de la plaque… De fait, c’est vraiment très drôle ! Et puis n’oublions pas les profs qui sont vraiment bons (mention spéciale à Stratéquerre, le directeur de la Villains School) et d’autres personnages récurrents tels qu’Onizuku ou encore Matt Ban (mon préféré). Et là, peut-être commencez-vous à vous demander s’il n’y a que des hommes dans cette série, comme je ne parle que d’hommes. C’est ainsi que nous en venons au premier point négatif de Sentaï School.
Quand j’ai terminé ma lecture du premier tome, j’étais franchement sceptique : comment mon amie pouvait-elle autant aimer cette série alors que les personnages féminins se comptent sur les doigts d’une main et que le plus important est Bibi, la sœur de Keiji, dont la fonction est d’être la jeune fille fleur bleue, timide et très (très très très) amoureuse de Hongo ? Pourtant, j’ai continué et ce pour deux raisons : la première était que j’avais les autres volumes sous la main, la seconde est que je m’étais bien amusée à lire le premier tome, malgré tout. Et j’ai bien fait car, dès le deuxième volume, d’autres protagonistes féminins apparaissent, Bibi devient plus présente et plus intéressante, et une nouvelle prof signale que ce n’est pas normal que l’école ne soit ouverte qu’aux garçons. Plus tard encore apparaît Vipère, un personnage féminin qui prendra aussi pas mal d’importance et rajoutera une bonne couche d’humour – j’ai moins aimé son hypersexualisation mais, en dehors de cela, c’est vraiment une héroïne fun à suivre.
Il y a un autre point négatif mais que l’on peut prendre avec du recul : il arrive, en de rares occasions, que les caricatures ne passent que moyennement, tenant par exemple du racisme ordinaire. Toutefois, j’ai réussi à relativiser, d’une part car ça reste très rare dans ce manfra, d’autre part parce que je pense que si Cardona et Torta faisaient la série aujourd’hui, il leur serait impossible de tomber dans de tels travers tant on en a parlé ces derniers temps.
Sentaï School nous propose des personnages très sympathiques à suivre, qu’ils soient du côté des bons ou des mauvais, on a une histoire rythmée, beaucoup d’action, des dessins assez chouettes… Et si l’on peut regretter certaines choses, ce n’est clairement pas l’humour qui est le gros point fort de ces livres. En effet, je vous l’ai dit, c’est de la parodie et elle est très bien faite. J’en conviens, ça ne parlera pas à tout le monde : si vous ne visualisez pas qui est Rémi de Rémi sans famille (la série animée débarquée dans les années 1980 en France), si Lady Oscar est un personnage qui vous est inconnu, si vous ne connaissez pas la culture télévisuelle des années 1980-90 en France, vous ne risquez pas de comprendre toutes les références et vous ne rigolerez probablement pas autant que moi. Pour les autres à qui tout cela parle, faites-vous plaisir, lisez Sentaï School, je pense que vous allez bien vous amuser !

Pour faire simple, si vous avez les références, vous allez aimer, sinon passer votre chemin car il est peu probable que vous accrochiez à une histoire bourrée d’humour dans laquelle vous ne comprenez pas la moitié des blagues.
Mention spéciale au tome de Noël avec Matt Ban qui nous raconte une histoire décousue mais ô combien sympathique !

 Sentaï School, l’école des héros, Philippe Cardona et Florence Torta  Semic, puis Kami et enfin Olydri Studio • 2003-2015 • Genre : manfra, parodie, super-héros

10 réflexions sur “Sentaï School, l’école des héros

  1. Steph lejournaldunefan dit :

    Vu que je connais Remy (j’ai toujours détesté mdr) et Lady Oscar, j’adorerais ces références. Du coup ça me plairait bien cette série mais je n’ai jamais lu de mangas…

    Aimé par 1 personne

    • Ma Lecturothèque dit :

      Je n’ai jamais aimé Rémi non plus X)
      Pour le coup, même si c’est très proche du manga, il n’y a aucune difficulté puisque le sens de lecture est le sens français. C’est plus dans le trait et dans le fait que ce soit en noir et blanc que ça ressent, plus quelques éléments visuels divers 😉

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