Le dernier dragon sur terre

Le dernier dragon sur terre

Quatrième de couverture :

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Mon avis :

J’aime à croire que je peux abandonner un livre avec juste une once de culpabilité. Pourtant, là, je n’ai pas réussi alors que, globalement, je n’ai pas apprécié plus que ça ce que je lisais. Je n’ai pas arrêté de trouver des excuses : c’est Eoin Colfer (j’ai de bons souvenirs de sa saga Artemis Fowl) ; ce passage était sympa ; j’aime bien ce personnage et, même s’il disparaît quelques temps, je ne doute pas de le revoir plus tard ; je veux connaître la fin (il me suffisait de lire les deux derniers chapitres, pourtant) ; etc. Aujourd’hui, je vous parle donc d’un roman que je n’ai pas aimé mais que je n’ai pas réussi à abandonner : Le dernier dragon sur terre.
Vern est un dragon – le dernier de son espèce. Il vit dans le bayou, occupé à fuir la race humaine et à regarder Flashdance en buvant de la vodka. Squib est un gamin de 15 ans qui s’attire souvent des ennuis et, en l’occurrence, il va être témoin d’un truc pas cool avec, pour vedette principale, le constable Regence Hooke qui se rêve en roi de la pègre.
Je ne savais même pas par où commencer tant il y a de choses qui ne m’ont pas plu, alors faire un retour en présentant ce que j’ai aimé et ce que je n’ai pas aimé, j’ai pensé que ça ne servirait pas à grand chose. Et là, j’ai regardé la quatrième de couverture et ça m’a sauté à la figure : la citation du journal Le Monde : « Eoin Colfer signe un premier roman pour adultes efficace, rencontre détonante entre thriller néo-noir et fantasy. » J’imagine que le côté néo-noir du thriller, c’est pour la présence de la mafia. En revanche, je n’ai pas trouvé qu’il s’agit-là d’un roman pour adultes et, visiblement, sur Babelio, les gens le considèrent plutôt comme un bouquin jeunesse (entendons-nous : pour ados). C’est vrai, il y a des passages bourrés d’entrailles et d’hémoglobine, mais ça reste tout de même plutôt soft (après, chacun·e ses sensibilités). Et puis je ne suis pas certaine que l’on puisse qualifier de « mature » ou d' »adulte » un roman qui raconte un concours de bite entre un dragon et un flic ripou. Ce qui m’amène aux personnages.
J’ai bien aimé qu’ils fonctionnent en binômes : on a Hooke et le fantôme (dans ses pensées) du colonel Faraiji, on a Squib et sa mère, Elodie, et on a Vern et son employé Waxman (car, oui, il faut bien que quelqu’un fasse les courses pour le dragon). Au fil du temps, les duos évoluent mais, globalement, c’était une bonne idée car ça permet aux uns et autres d’avoir une certaine complicité avec quelqu’un, d’avoir une personne qui réveille chez eux des sentiments divers, et donc de nous paraître de plus en plus sympathiques au fil du temps (sauf Hooke qui reste un enfoiré du début à la fin). Le problème est que je ne me suis pas vraiment attachée aux héros du Dernier dragon sur terre excepté un qui disparaît bien vite, sans parler du fait que j’ai détesté l’antagoniste (tant mieux, j’imagine que c’est le but). Je ne vais pas trop divulgâcher, les personnages (en dehors du trio principal) apparaissent, disparaissent, reviennent… et il y en a un, assez sympathique, dont le retour est tellement expédié que je n’en comprends pas l’intérêt. Ca aurait pu amener des émotions mais on ne ressent rien. Du début à la fin, à part quelques rares moments, je n’ai eu d’émotions que l’ennui et l’exaspération – le fait que les dénouements des différentes intrigues soient attendus n’a probablement pas aidé. Bon, et la dualité Vern-Hooke, elle aurait pu apporter beaucoup de tension et pas mal de suspens, sauf que, comme je l’ai dit, ce n’est finalement qu’un concours pour savoir lequel est le plus fort et le plus malin. Y a des films où il y a un prétexte absurde pour que deux Mr Muscles s’affrontent et ça passe bien mais, dans ce roman, c’est simplement consternant.

J’aurais voulu développer plus mais je ne retiens rien d’autre de bien concernant Le dernier dragon sur terre que ses binômes alors je m’arrête là. Un rendez-vous manqué avec Eoin Colfer mais, je l’espère, les prochains seront bien plus sympas 🔥

Le dernier dragon sur terre, Eoin Colfer • Titre VO : Highfire • Traduction : Jean-François Ménard J’ai lu • 2021 (2020 VO) • 415 pages • 7,90€ • Genre : dragon, bayou, mafia • ISBN : 9782290252444

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

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4 réflexions sur “Le dernier dragon sur terre

  1. pages pluvieuses dit :

    Il m’avait intriguée en librairie, je sais maintenant qu’il vaudra mieux mettre mon argent et mon temps de lecture ailleurs 😅 c’est particulièrement frustrant je trouve de vouloir aimer un livre pour certaines raisons pour se rendre compte qu’il n’est pas du tout à la hauteur…

    J’aime

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