L’île des esclaves

L’île des esclaves

Quatrième de couverture :

Echoués à la suite d’un naufrage sur une île gouvernée par des esclaves fugitifs, une coquette et un petit-maître perdent la liberté tandis que leurs esclaves désormais affranchis deviennent maîtres – et leur font subir diverses épreuves : « Nous vous jetons dans l’esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu’on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l’avoir été. »

Mon avis :

Je suis bien incapable de me rappeler si j’ai étudié cette pièce au collège ou au lycée, mais je gardais un bon souvenir de L’île des esclaves. Quand j’ai vu que Arieste proposait sur son blog une lecture commune, je me suis dit que c’était une bonne occasion de relire cette pièce de théâtre.

L’île des esclaves commence par un drame : les héros de la pièce échouent sur une île. Mais ne nous y trompons pas : il s’agit bel et bien d’une comédie ! Rapidement apparaît le personnage de Trivelin, un insulaire, et il annonce qu’ils vont devoir échanger leurs rôles ; ainsi le noble Iphicrate prend la place de son esclave Arlequin, et la coquette Euphrosine celle de son esclave Cleanthis.
La pièce se lit vite et j’ai réussi à me visualiser les lieux et les personnages facilement. Il y a en effet peu de pages (il y a un seul acte découpé en onze scènes), peu de personnages puisqu’ils sont cinq et très bien identifiés, et un seul décor.
Cette pièce de théâtre traite avec humour le sujet grave qu’est celui de l’esclavagisme. L’idée véhiculée est simple : les esclaves sont eux aussi des êtres humains, et il méritent une meilleure considération. Je m’attendais toutefois à un peu plus de remise en question quant à l’esclavagisme, et que cela se termine différemment.
Qu’à cela ne tienne, je n’oublie pas que la pièce date (1725, déjà!), et j’ai passé un bon moment de lecture, j’ai rigolé (un peu) des pitreries d’Arlequin et de la description que Cleanthis fait de sa maîtresse. J’ai apprécié l’évolution des quatre personnages principaux.
De plus, s’il s’agit d’une comédie, elle n’en reste pas moins le reflet d’une société, ce que je trouve intéressant.

L’île des esclaves est une pièce à découvrir, que ce soit en livre ou sur scène. Elle fait partie de ces classiques théâtraux qui interrogent aujourd’hui encore – à nous de pousser plus loin la réflexion.

 

> La chronique d’Arieste  <

L’île des esclaves, Marivaux • Le Livre de Poche • 1999 (1725 pour la première édition) • 90 pages • 2,30€ • Genre : théâtre, comédie • ISBN : 9782253180012

Publicités

28 réflexions sur “L’île des esclaves

    • malecturotheque dit :

      Je lis très rarement du théâtre (l’avant-dernière pièce que j’ai lu est Harry Potter et l’enfant maudit à sa sortie), mais ça fait du bien d’en lire de temps en temps 🙂
      Le Tanuki m’a conseillé Le mariage de Figaro de Beaumarchais, si ça peut t’intéresser 😉

      Aimé par 1 personne

  1. lilithbliss dit :

    Si je ne dis pas de bêtises, ce livre est dans ma PAL et cela fait une éternité que je dois le lire. Mais je le ferai ! Car c’est un ouvrage que j’ai acheté de ma propre initiative, il m’intéresse vraiment même si pour le moment il traîne avec d’autres livres dans ma chambre !

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s