Edge of Tomorrow

Edge of Tomorrow

Quatrième de couverture :

Vivre…
Mourir…
Recommencer…

Il y a des cauchemars dont tu ne peux pas te réveiller, quels que soient les efforts que tu fasses/ Moi, j’étais prisonnier d’un cauchemar, et qu’importe le nombre de fois où je me réveillais, j’étais toujours piégé à l’intérieur. Savoir que j’étais pris dans une boucle, une boucle temporelle dont je ne pourrais plus sortir, était pire que tout. (…)
Aucune importance si je gardais tout ça pour moi, si personne ne me croyait jamais. Ça n’en était pas moins vrai. (…) La douleur qui te traverse le corps comme un éclair, les jambes si lourdes que tu crois qu’on les a remplacées par des sacs de sable, la terreur si intense qu’elle te serre le cœur – tout ça ne sortait ni de mon imagination ou d’un rêve. Je ne savais pas exactement comment, mais j’avais été tué. Deux fois. Aucun doute possible.

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Mon avis :

Edge of Tomorrow est initialement connu sous le titre All You Need is Kill ; ce roman japonais a été adapté en manga et en film avec, en têtes d’affiche, Emily Blunt et Tom Cruise. C’est certainement à cette adaptation cinématographique que l’on doit sa traduction dans nos contrées, avec ce titre moins évocateur, plus mystérieux.
Keiji Kiriya est une jeune recrue de l’armée. Demain, c’est le grand jour, il ira sur le champ de bataille affronter les mimics, ces créatures extraterrestres redoutables qui cherchent à détruire ce qu’il y a sur Terre. Mais l’opération va tourner au fiasco et… Kiriya va se réveiller dans son lit et revivre la même journée. Etait-ce un rêve prémonitoire ? Non puisqu’il se fait encore tuer et se réveille de nouveau même jour, même heure et, encore une fois, les choses se déroulent pareillement, sauf quand il ne reproduit pas les mêmes actions. Dans ce cas, il vit de nouvelles expériences mais, une fois mort, tout recommence. Encore et encore.
Edge of Tomorrow est un livre que j’ai lu il y a quelques années et que j’ai souhaité relire car je l’avais bien aimé ; j’ai apprécié redécouvrir ce récit et ses personnages hauts en couleur. Si Kiriya est un simple trouffion, ce jeune homme se décide finalement à s’entraîner non pas pour devenir le meilleur, ni pour surpasser Full Metal Bitch, mais simplement pour survivre car il en a vite marre de se faire tuer à chaque fois : c’est douloureux, sans compter que revivre sans cesse la même journée est lassant. Quant à la Full Metal Bitch, de son nom Rita Vatraski, c’est une soldate d’élite américaine, vêtue d’une combinaison d’un rouge flamboyant au combat, dépeçant ses ennemis à coups de hache. Elle est également surnommée la Valkyrie et, rien qu’à la voir sur le champ de bataille, les soldats redoublent d’effort pour vaincre les mimics ; elle inspire ses compagnons de guerre. Il y a également Ferell qui, s’il n’apparaît pas énormément, occupe une place importante, de même que la mécano de Vrataski (elle est généralement très maladroite mais elle est surtout très douée dans son domaine ; c’est presque un cliché, pourtant elle m’a bien plu, son histoire de figurines la rendant touchante).
La narration joue également un rôle important ; le récit nous est raconté à la première personne, par Kiriya. Si nous avons parfois droit à ses commentaires sur les poitrines des femmes de la base militaire, chose fort peu intéressante mais apportant un côté humain (et lourd) au personnage principal, nous avons surtout droit à son regard sur la guerre, comment évolue sa vision des choses tandis qu’il progresse, etc. Et nous avons de même droit à sa vision sur ses camarades, ses amis ou ces gens qui ne le connaissent pas mais que lui connaît très bien. Une situation bien étrange, très particulière qui, si elle l’arrange au début, va vite le pousser à s’interroger : à savoir le passé des individus et ce qu’il y a dans leur cœur, il pourrait aisément les manipuler pour arriver plus rapidement à ses fins, mais peut-il le faire continuellement et ne jamais avoir de remords ?
Comme l’on suit Kiriya, on ne peut également que constater un changement dans sa perception des autres et, s’il craignait Vatraski après le premier combat à ses côtés, tout cela va bientôt changer et on ne peut que ressentir avec force l’admiration du jeune homme pour la Valkyrie, celui-ci la prenant d’ailleurs pour modèle : s’il veut survivre, rien de mieux que d’apprendre de cette reine du combat. Pour autant, cette femme n’est pas une machine de guerre et l’auteur, Hiroshi Sakurazaka, n’a pas oublié de la rendre humaine, comme tous les autres personnages que l’on découvre au fil des pages.
Je pourrais encore vous parler un long moment de ce livre mais je vais juste terminer avec un point important avant de conclure : avec un bouquin qui nous raconte une histoire qui se répète, est-ce que cela n’en fait pas un ensemble trop redondant ? Est-ce que cela n’en devient pas lassant ? Et ma réponse est celle-ci : non. Parce que l’auteur a eu la bonne idée de ne pas tout réécrire à chaque fois, ou bien, s’il le fait, il a pris soin d’insérer quelques pensées nouvelles, ou d’inclure un élément perturbateur à cette routine, etc. Cela nous donne donc un roman bien ficelé, avec de l’action, quelques réflexions, des ennemis plus intéressants qu’il n’y paraît de prime abord… Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j’étais prise dans ce récit de guerre contre des extraterrestres, incapable de le lâcher alors que je connaissais déjà le gros de l’histoire.

Edge of Tomorrow a probablement des défaut mais il n’en reste pas moins un très bon roman de science-fiction et de guerre, avec ses personnages intéressants et impressionnants, avec sa narration qui, même si elle se base sur la répétition, ne lasse pas et s’avère finalement peu redondante, et avec son récit vraiment prenant. J’ai pris plaisir à cette lecture et, si le cœur vous en dit, je ne peux que vous inviter à découvrir ce livre.

P.-S. : l’adaptation cinématographique diffère pas mal sur certains points ; elle n’est pas mauvaise mais vous n’aurez clairement pas le même récit. Si vous le souhaitez,Je pourrai vous en parler.

Edge of Tomorrow, Hiroshi Sakurazaka • Titre VO : All You Need is Kill Traduction : Jacques C. et Gilles Chassignol Kazé Manga • 2014 (2004 pour la VO) • 236 pages • 13,29€ • Genre : science-fiction, guerre, extraterrestres • ISBN : 9782820317001

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

13 réflexions sur “Edge of Tomorrow

  1. Tigger Lilly dit :

    J’avais trouvé le film très bon. J’étais pas très enthousiaste pour le voir parce que quelques années plus tôt j’avais vu une série pas terrible qui se basait aussi sur le principe de la répétition d’une même journée et que c’était juste insupportable. Mais le film arrive à ne pas nous faire sentir ça, tout comme le livre visiblement ce qui est cool. Dans le cas contraire j’envisagerais même pas de le lire XD

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  2. juliet595 dit :

    Je suis contente que pour une fois quelqu’un parle du livre et non du film ^^ Personnellement, j’ai découvert avec l’adaptation manga qui a des dessins magnifiques, et j’avais été choquée de voir la différence avec le film, qui a remixé l’histoire façon sauce Hollywood ><

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    • Ma Lecturothèque dit :

      Oui, pour le coup, le film… C’est vraiment la représentation type du héros qui sauve tout le monde tout le temps, surtout la femme qui lui plaît. Ke film n’est pas mauvais mais je trouve qu’il y a des changements vraiment dommageables (genre Rita qui semble avoir seulement eu de la chance jusqu’à présent…).

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  3. Bidib dit :

    *j’ai beaucoup aimé ce roman moi aussi. Le film est pas mal aussi mais j’ai préféré la version du roman. Le manga en revanche ne m’a pas sur tout marqué, je sais que je l’ai lu mais je n’en garde aucun souvenir

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    • Ma Lecturothèque dit :

      J’ai regardé le film entre temps et, bon, il est sympa mais en fait l’accent est trop mis sur le héros et Rita passe trop pour la meuf à sauver par rapport au bouquin… Donc oui, sympa, de chouettes idées, des combats impressionnants, etc. mais dommage que certains perso (pas que Rita, d’ailleurs!) se retrouvent si effacés. Quant au manga, je ne l’ai pas lu et je ne pense pas le faire, à moins de tomber dessus en médiathèque, peut-être.

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