Misfit City

Quatrième de couverture :

Lassée de sa vie étriquée dans sa ville natale perdue au milieu de nulle part, et agacée par la renommée du film culte qui y a été tourné (Les Gloomies… tu l’as vu ? C’est vraiment un classique, tu sais.), Wilder n’attend plus rien de nouveau de Cannon Cove. Elle veut à tout prix partir le plus rapidement possible, afin de pouvoir vivre des choses plus palpitantes, plus belles, et moins monotones… même si cela voudrait dire quitter ses meilleures amies.
Mais lorsqu’elle découvre une carte aux trésors vieille de plusieurs siècles, elle va s’apercevoir qu’une VÉRITABLE aventure attendait de voir le jour dans sa petite ville pendant tout ce temps… et qu’elle a besoin de ses amies pour faire la lumière sur ce mystère !

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Mon avis :

Cannon Cove est une petite ville assez tranquille si ce n’est le flot de touristes qui débarque régulièrement. En effet, le très célèbre film Les Gloomies y a été tourné, et les fans veulent donc découvrir les lieux. Macy travaille au musée local et, s’il regorge d’histoires vraies, ce qui intéresse les gens sont les costumes portées dans Les Gloomies – au grand dam de Macy qui apprécie beaucoup les histoires de piraterie qu’il y a eu dans le coin par le passé. Et voilà qu’un jour, un vieil habitant meurt et le musée hérite alors d’un coffre qui cache une carte… Si la jeune femme s’en moque un peu au début, certaines de ses amies sont en revanche très curieuses, voire persuadées que la carte pourrait mener à un trésor. Et c’est ainsi que Macy, Karma, Ed, Wilder et Dot, sans oublier le chien Pippin, partent en quête d’un trésor.
Je pense que beaucoup d’entre vous l’aurez compris, Misfit City est une référence au film Les Goonies, mais il est aussi un hommage aux récits d’aventures et à l’amitié. Parce que dans cette histoire, nous n’avons pas juste un groupe de copines qui cherchent à comprendre une carte pour, peut-être, trouver un trésor ; le récit est plein d’obstacles, à commencer par les héritier·es du vieil habitant récemment disparu. Ceux-ci apparaissent d’emblée comme des antagonistes avides de richesses et qui sont prêt·es à user de fourberies en tout genre et de violence. Le groupe d’héroïnes va également rencontrer d’autres difficultés, comme déchiffrer la carte, en percer les mystères et découvrir  où elle mène, affronter les teignes du lycée ou les touristes stupides et irrespectueux, etc. Autant vous dire que l’on ne s’ennuie jamais, surtout que l’on apprend également à connaître Macy, Ed, Dot…
J’ai beaucoup apprécié les héroïnes ; alors oui, un groupe d’amies, chacune ayant des affinités différentes avec les unes et les autres, ayant chacune sa propre personnalité et ses propres compétences, c’est super cool. Certes, si je vous les décrivais, vous pourriez penser que ce sont de simples stéréotypes, mais c’est en fait plus nuancé. Par exemple, si je prends Dot (si je ne confonds pas), c’est un peu la grosse tête du groupe ; on pourrait penser qu’elle va correspondre au cliché de la surdouée mais pas tant que ça, finalement. Oui, elle travaille beaucoup pour avoir de très bonnes notes mais elle ne sait pas tout et l’admet, tout comme elle n’est pas une caricature qui passe son nez dans les bouquins (quoique sa mère soit bibliothécaire) ni une nerd. Mon seul regret concernant le groupe d’amies, c’est que Ed est un peu mise de côté alors que j’aurais aimé la suivre un peu plus – cela dit, c’est normal, elle s’implique moins dans l’aventure. Bref, tout ça pour dire que je les ai toutes appréciées, que je les ai trouvées bien construites et très sympathiques, mais quoi de surprenant à cela ? Kirsten Smith, qui a créé ces héroïnes, a en premier lieu pensé à des personnes qu’elle connaît, qu’elle fréquente, et c’est ça qui en fait des protagonistes réalistes, et pas juste au niveau de leur caractère ou de leurs relations, d’ailleurs. En effet, elles ont toutes des morphologies différentes, des couleurs de peau et des sexualités différentes… Macy, Ed, Wilder, Karma et Dot sont uniques ; pourtant, elles nous évoquent forcément des gens que l’on connaît et je pense que c’est l’une des raisons qui fait que l’on s’attache si facilement à elles.
Du côté des dessins, de la couleur et de la composition, rien de bien révolutionnaire mais l’ensemble est vraiment sympathique et toujours très lisible.

Misfit City est un comics en deux tomes qui est vraiment chouette à lire ; si pour certaines personnes, il y aura le plaisir des saisir les références (aux Goonies mais aussi à d’autres objets de pop culture), l’histoire peut toutefois être prise telle qu’elle, à savoir des jeunes femmes qui se lancent dans une chasse au trésor – le plaisir de la lecture sera tout autant présente puisque le scénario ne manque ni d’action ni de mystère, et il y a aussi quelques touches d’humour et d’émotions. C’est donc une lecture que je vous recommande.
Bonne aventure à vous !

Misfit City, tomes 1 et 2, Kirsten « Kiwi » Smith, Kurt Lustgarten et Naomi Franquiz • Titre VO : Misfit City  Traduction : Romain Galand Editions Kinaye • 2020 (VO 2019) • 112 pages/tome • 14,50€/tome • Genre : aventure, chasse au trésor

Ce livre participe au challenge Des histoires et des bulles.
Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

15 réflexions sur “Misfit City

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