Premières lignes #313

Pour les Premières lignes du jour, j’ai choisi un livre que j’espère lire cette année, qui fait partie de la saga du Bourbon Kid : Que le diable l’emporte. En dehors du fait que Rodeo Rex est un personnage que j’apprécie, je trouve que, même sans le connaître, on saisit une que c’est un gars plutôt sympa, et surtout qu’il doit être fort.
Pour les personnes ayant lu ce tome, qu’en avez-vous pensé ?
Bon dimanche à vous !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

1

Dans la jeunesse de Rodeo Rex

« RANDALL’S STEAKS & BURGERS ».
Parfait. C’était précisément le genre de resto que cherchait Rodeo Rex. Sur la route depuis plus d’une heure, il avait justement passé la majeure partie du trajet à penser à des steaks et à des burgers. Ainsi qu’à des frites. Et des ailes de poulet. De la sauce barbecue. Des côtes de porc. De la bière. Du bacon. Des œufs. Du fromage fondu.
Tout occupé qu’il était à visualiser les mets délicieux susceptibles de figurer au menu, il faillit bien passer devant le restaurant sans s’arrêter. Il tourna brusquement pour quitter la route et gara sa Harley Davidson sur le parking de l’établissement, à côté d’un pick-up rouge. C’était le seul autre véhicule en vue, ce qui était une bonne chose. Rex n’était pas d’humeur à poireauter pendant des heures pour se faire servir son petit déjeuner.
Le restaurant était une sorte de cabane en bois géante dont les rondins semblaient provenir directement de la forêt d’arbres immenses qui se dressait alentour. Rex en aimait assez l’apparence, quoiqu’il n’y eût aucun moyen de savoir si l’intérieur était aussi sympa puisqu’il n’y avait pas de fenêtre.
Il n’avait pas fait trois pas vers son petit déjeuner lorsque la porte du restaurant s’ouvrit brusquement. Une petite fille brune vêtue d’une robe jaune vif sortit en courant, hurlant à pleins poumons. Rex n’était pas particulièrement doué pour deviner l’âge des gamins, mais celle-ci ne devait pas avoir plus de huit ou neuf ans. Et quelque chose lui avait de toute évidence fichu une trouille bleue puisqu’elle courait vers le pick-up rouge sans le moindre regard en direction de Rex. Quand elle arriva à son niveau, il tendit la main et l’attrapa par le bras. Les jambes de la gamine continuèrent de mouliner l’air, Rex l’ayant par inadvertance soulevée à quelques centimètres du sol. Lorsqu’il la reposa, elle réagit en le rouant de coups de pied dans les tibias et se tortilla pour se libérer de son étreinte. Son visage terrifié était constellé de taches de rousseur et de gouttes de sang.
« Ça va ? » lui demanda Rex.

Que le diable l’emporte, anonyme, 2019.

Que le diable l’emporte

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9 réflexions sur “Premières lignes #313

    • Ma Lecturothèque dit :

      Si c’est comme les autres tomes, alors c’est très gros flingues, blagues parfois bien vaseuses, etc. Mon préféré reste le premier tome, et j’avoue craindre la lassitude ou la déception mais, jusqu’à présent, c’est plutôt bien passé.

      J’aime

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