L’affaire de la belle évaporée

L’affaire de la belle évaporée

Ce roman est la suite du Cercle des plumes assassines, mais il n’est pas obligatoire d’avoir lu le tome précédent pour apprécier pleinement L’affaire de la belle évaporée.

Quatrième de couverture :

31 décembre, New-York, à l’époque de la Prohibition.

En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l’hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l’un des invités, le Docteur Hurst, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et que l’hôtel est mis en quarantaine. Le cauchemar ne s’arrête pas là : quelques heures après le début des festivités, Bibi Bibelot, l’extravagante vedette de Broadway, est retrouvée sans vie dans un bain de champagne.

[…]

Mon avis :

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Dorothy Parker et ses amis de la Table Ronde !
En entamant cette lecture, je me suis posée plusieurs questions : est-ce que c’est comme Hercule Poirot et Sherlock Holmes, dont on peut lire une enquête sans avoir forcément lu les précédentes ? L’histoire va-t-elle suivre le même schéma que le tome précédent ?
Bon, il est vrai que la première de mes interrogations ne me concernait pas, mais c’est important de pouvoir dire aux gens : « Il faut absolument que tu aies lu le tome précédent pour comprendre l’histoire », ou au contraire : « Ce n’est pas grave si tu n’as pas lu le tome précédent, ça n’aura pas d’impact sur ta lecture. »
Alors je vous le dis, comme je l’ai déjà dis plus haut d’ailleurs : vous pouvez lire L’affaire de la belle évaporée sans avoir lu Le cercle des plumes assassines. En effet, dès les premières pages, J.J. Murphy nous présente rapidement les divers protagonistes, et si vous ne les connaissiez pas déjà, alors vous en saurez plus sur chacun d’entre eux au cours du roman. Ainsi la présentation n’est-elle pas indigeste.

Dans le premier tome, le romancier William Faulkner faisait partie intégrante de l’intrigue. Cette fois, c’est un autre auteur, très célèbre, qui mène l’enquête avec Dorothy, Woolcott et Benchley : Sir Arthur Conan Doyle ! Car dans cette série de livres, il faut savoir que les héros ont bel et bien existé – l’intrigue est totalement fictive bien que basée sur des personnes et des lieux réels.
C’est le réveillon du nouvel an, et l’hôtel se retrouve en quarantaine. Qu’à cela ne tienne, cela n’empêchera personne de faire la fête ! Mais voilà, à minuit, alors que Dorothy s’apprête à jouer un mauvais tour à Woolcott, elle découvre le corps sans vie de la jeune starlette Bibi Bibelot, dans un bain de champagne… A partir de ce moment-là, un véritable jeu du chat et de la souris va se mettre en place entre les divers protagonistes, et ce bien malgré eux : sans cesse à courir les uns après les autres pour les interroger, pour chercher du réconfort, etc., il s’avère difficile de tomber sur la personne souhaitée.
Au fil des pages, le nombre des suspects augmentent, diminue parfois pour mieux croître par la suite. Le mystère s’épaissit et la réflexion laisse parfois place à un peu d’action, donnant ainsi un bon rythme à l’intrigue, d’autant plus qu’on suit plusieurs protagonistes, et non pas uniquement Dorothy Parker.
J.J. Murphy nous replonge merveilleusement bien dans les années 20’s, comme il le faisait déjà dans son précédent roman : suffisamment de descriptions pour nous représenter les lieux, les individus, mais elles ne sont pas trop présentes non plus pour ne pas étouffer le lecteur. Ajoutez à cela une plume efficace, des jeux de mots sympathiques, et le tour est joué !

Avec L’affaire de la belle évaporée, nous nous retrouvons dans un huis-clos palpitant, auquel on ajoute une forte dose d’humour, un zeste d’action, un nuage de prohibition (New-York, les années 1920), on saupoudre de réalité et on mélange le tout pour obtenir une fiction policière des plus divertissantes !

L’avis de Noctenbule, du blog 22h05 rue des Dames.

L’affaire de la belle évaporée, J.J. Murphy • Titre VO : A Friendly Game of Murder • traduction : Yves Sarda • Editions Baker Street • 2013 (VO) • 336 pages • 21€ • Genre : policier, années 1920 • ISBN : 9782917559895

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