Snowblind

Snowblind

Quatrième de couverture :

Au cours d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée de plein fouet par une tempête de neige. D’une rare violence, celle-ci emporta avec elle plus d’une dizaine de victimes, à jamais perdues dans l’immensité blanche. Des familles entières furent brisées en une seule nuit, et l’existence des habitants de la petite ville en fut changée à jamais.

Douze ans plus tard, la vie a repris son cours à Coventry, même si subsiste chez les survivants une angoisse aussi sombre qu’irrationnelle à l’approche de l’hiver. C’est alors qu’une nouvelle tempête s’annonce, plus terrifiante encore que la précédente… car cette fois, les disparus de cette fameuse nuit maudite sont de retour.

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Mon avis :

Je ne savais pas à quoi m’attendre de ce roman, si ce n’est que j’aurai probablement peur, du moins pour les personnages. Après tout, sur la couverture, Stephen King ne dit-il pas : « Ce livre vous glacera les os et le cœur » ? Eh bien moi, avec une telle citation, j’étais prête à frissonner.
Snowblind commence lors d’une nuit de tempête de neige ; nous y suivons plusieurs personnages comme Ella et TJ au restaurant, Cherie attendant chez elle le retour de Doug, Allie et Niko passant la soirée avec leurs enfants Jake, Isaac et Miri, etc. L’ambiance est plutôt légère malgré l’effroyable tempête qui fait rage. Et puis, en tant que lectrice, j’ai senti un changement : on ouvre des portes, on rentre ou on sort de chez soi… Cela n’augurait rien de bon et, en effet, plusieurs morts sont découverts suite à la tempête. Douze ans plus tard, une nouvelle tempête est prévue et elle ne semble pas qu’amener la neige et le vent : les morts semblent eux aussi être de retour.
La première partie, qui nous présente les différents protagonistes, les liens qui existent entre eux, etc. m’a relativement mise mal à l’aise, voire parfois un peu effrayée (mais n’exagérons rien, ça ne fait pas peur comme peuvent le faire certains films d’horreur ; ici, c’est plus une sorte de grosse inquiétude mêlée à un certain malaise). C’est une partie violente et terrible, glaciale même, qui donne le ton au reste du livre. Puis commence la seconde partie, la plus longue, qui se déroule douze ans plus tard. Elle débute avec légèreté mais se retrouve rapidement ponctuée de faits étranges et plus le temps passe, plus ils sont inquiétants.
Si le récit m’a beaucoup plu, je regrette toutefois de ne pas m’être beaucoup attachée aux personnages – ce qui ne concerne que moi car d’autres ont été conquis.e.s. Oui, je les ai bien aimés, certains m’ont marquée plus que d’autres, mais je ne me suis pas autant inquiétée pour eux que ce que je pensais en débutant le roman. En effet, lors de la première partie, j’étais apeurée à l’idée de ce qui allait ce produire pour tel ou telle protagoniste mais, durant la seconde partie, j’ai simplement suivi le cours des choses. Evidemment, je m’inquiétais parfois pour quelques personnages, mais c’était une pensée fugace. Toutefois, ce que je reproche surtout à Snowblind, c’est sa fin. Je ne veux pas en dire trop alors je vais être brève : pour moi, ça se termine trop bien. Ça plaira à certain.e.s lecteur.rice.s, mais pas à moi ; après tout ce qu’il s’est passé, pourquoi Christopher Golden a-t-il choisi une telle fin ? Peut-être aime-t-il les happy endings, tout simplement ? Mais pas moi. J’aime quand ça se termine de façon plausible par rapport aux événements et là, d’après moi, ce n’est pas le cas. Certes, j’ai été contente de voir un tel dénouement pour certains personnages, ça m’a fait chaud au cœur, je ne vais pas le nier non plus, mais quand même ! J’aurais voulu plus de drames, en fait.

Malgré une fin trop heureuse à mon goût pour cette histoire, Snowblind est bon roman d’horreur qui met efficacement les choses en place, avec des protagonistes et donc des péripéties variées. A découvrir l’hiver pour quelques frissons assurés car, finalement, Stephen King a raison en disant que ce roman nous glacera les os et le cœur.

Snowblind, Christopher Golden • Titre VO : Snowblind • Traduction : Benoît Domis • Bragelonne • 2014 • 432 pages • 6,90€ • Genre : thriller, fantastique, horreur • ISBN : 9791028111588

Ce livre participe au Bingo de l’Imaginaire.
Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.

18 réflexions sur “Snowblind

  1. Xander dit :

    Ah je l’ai dans ma PAL depuis l’an dernier (je l’avais eu à 1€ pour la grosse OP numérique Bragelonne^^)
    Il a l’air assez sympa dans son genre vu ce que tu en dis. Allez, cette année je le lis o/

    Aimé par 1 personne

  2. lilithbliss dit :

    Même si c’est toujours rassurant de voir que l’histoire se finit bien pour certains personnages, c’est frustrant pour le lecteur de découvrir ce genre de fin alors qu’il sent que ce n’est pas plausible 🙂
    Pareil pour les films, ça m’a d’ailleurs fait ça pour Annihilation. Je me suis dit que non ça n’aurait pas dû finir ainsi. Trop rapide. Trop simplifiée alors que ça méritait des explications.

    Aimé par 1 personne

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