Premières lignes #283

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

CHAPITRE PREMIER

Mauvaises nouvelles pour le commandant Engle.
La petite aveugle et le parfum de la dame.
Le gang des Dalton débarque à Tombstone.
L’étrange situation du vol 29.

1

À exactement 22 h 14, Brian Engle arrêtait son L1011 American Pride à hauteur de la porte 22 et éteignait l’ordre ATTACHEZ VOS CEINTURES. Il laissa passer un long sifflement entre ses dents et détacha son harnais.
Il ne se souvenait pas d’avoir jamais ressenti d’une telle impression de soulagement – ni une telle sensation de fatigue – à la fin d’un vol. Il souffrait d’une pénible migraine dont les élancements lui cognaient le crâne, et ses plans pour la soirée étaient définitivement arrêtés. Ni verre dans le salon des pilotes, ni dîner, pas même un bain en arrivant à Westwood. Il se laisserait tomber sur le lit et dormirait quatorze heures.
Le vol numéro 7 d’American Pride Tokyo-Los Angeles avait été retardé tout d’abord par de forts vents debout, puis par l’habituelle congestion de la « cage à oiseaux », au-dessus de Los Angeles… LAX étant, de l’avis d’Engle, l’un des pires aéroports des États-Unis, si l’on exceptait celui de Logan, à Boston. Pour compliquer les choses, il y avait eu un problème de pressurisation pendant la dernière partie du vol. Tout d’abord mineur, il avait peu à peu pris des proportions inquiétantes, pour en arriver à un stade où aurait pu se produire une décompression explosive… stade auquel il s’était cependant miraculeusement stabilisé. Parfois, ce genre de problème se réglait mystérieusement ; c’était ce qui venait de se produire aujourd’hui. Les passagers en cours de débarquement ne se doutaient absolument pas qu’ils avaient été à deux doigts d’être transformés en chair à saucisse sur le vol de Tokyo, mais Brian, lui, le savait… et son fichu mal de tête en était le résultat.

Les Langoliers, Stephen King, 1990.

Les Langoliers

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