Christine

Christine

Quatrième de couverture :

Libertyville (Pennsylvanie), un patelin tranquille qui cesse de l’être – tranquille…
… le jour où Arnie, lycéen dans le bel âge ingrat, tombe amoureux de Christine. Pas une jolie brune, pas une rousse fatale, non : une vieille Plymouth Fury 58 qui n’est plus qu’une ruine rouillée à mort.
Grâce à Arnie – bricoleur-né –, elle reprend vie et bientôt elle roule ! Mais à sa guise : elle cale sans motif puis bondit comme un fauve, tout ça avec des grincements qui ressemblent à des cris. Bref, à part son conducteur, personne ne se sent bien dans cette méchante bagnole. Et surtout pas Leigh, la douce petite amie d’Arnie.
Arnie d’ailleurs n’est plus le même. Il y a du drame dans l’air, pire que du drame… Que s’est-il donc passé sur la chaîne de Detroit où est née Christine ?

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Mon avis :

Je crois qu’il faut attendre à peu près la moitié du roman pour qu’il se passe quelque chose de terrifiant. Pourtant, Christine s’est révélé être prenant du début à la fin.
Arnie est un ado de 17 ans et, alors qu’il rentre du boulot avec son ami Dennis, il aperçoit une voiture à vendre au bord de la route. C’est le coup de foudre, il la veut ! Qu’importe que Dennis lui fasse remarquer qu’elle est rouillée de partout, que l’huile et les pneus sont à changer, qu’importe que le travail sur cette carcasse de voiture soit titanesque, Arnie la veut, il l’achète et, très vite, la retape. Le truc, c’est que les gens n’aiment pas particulièrement Christine – c’est le prénom donné à la voiture. Pourtant, Dennis, qui est le narrateur, essaie de l’apprécier pour faire plaisir à son meilleur ami, mais rien n’y fait, quelque chose se dégage de la voiture, il s’en méfie et, surtout, il en a peur.
L’une des raisons qui font que j’ai été absorbée par le récit, c’est certainement que Dennis nous raconte l’histoire telle qu’il l’a vécue ; il est désormais plus âgé, il sait comment les choses se sont déroulées. Il nous confie comme une sorte de secret un peu fou, auquel il est difficile d’y croire : Christine, objet essentiellement composé de métal, aurait sa vie propre, une âme, même ! Ah oui, ça paraît incroyable pourtant, quand Dennis nous raconte certaines choses, on trouve ça un peu louche ; le doute s’installe au fur et à mesure que le récit avance jusqu’à ce qu’un changement de narrateur s’effectue et, alors, le doute n’est plus permis quant aux événements.
Dans Christine, la tension monte petit à petit, jouant parfois avec nos nerfs, d’autant plus qu’Arnie, ado mal dans sa peau et peu sûr de lui, change tandis qu’il répare la voiture ; il se fait plus confiant mais aussi plus colérique. De même, physiquement, une transformation s’opère. Je ne cessais de me demander jusqu’où cela irait, jusqu’à quel point le jeune Arnie serait affecté mais aussi quels étaient les potentiels risques pour ses proches – toutes et tous, à un moment donné ou un autre, finissaient par ressentir que quelque chose n’allait pas avec cette voiture.
Plus qu’une relation étrange entre un adolescent et une vieille bagnole, le roman de Stephen King aborde également, et avec justesse, l’amitié et l’amour, leurs fluctuations, les incertitudes qui peuvent se présenter à cette période de la vie. De fait, j’ai beaucoup apprécié Arnie en tant que p’tit gars sympa, mais j’ai aussi eu de la peine pour l’ado qu’il est tout comme je l’ai détesté à certains moments. Je pense que l’on partage beaucoup les sentiments de Dennis à son égard. Et étrangement, j’ai aussi parfois eu de l’empathie pour Christine mais, afin de ne pas trop en dire, je ne vais pas développer ce point. Bref, tout ce qui touche aux relations, que ce soit entre les copains ou entre adolescents et parents, ça m’a plu.

Je pense que vous l’aurez compris, pour moi, Christine est bon roman de Stephen King, bien qu’il soit apparemment assez décrié par les fans. On y retrouve les affres de l’adolescence, une tension et un suspens grandissants (oui, Dennis est le narrateur et on sait qu’il est donc vivant à la fin de cette histoire, mais qu’en est-il des autres protagonistes ?), une écriture efficace et des personnages attachants, un bon cocktail pour frissonner en ce mois d’octobre (et tous les autres mois de l’année). Alors, prêt·es pour un plongeon dans l’Amérique des années 1970 ?

Christine, Stephen King • Titre VO : Christine • Traduction : Marie Milpois • Le Livre de Poche • 2001 pour l’édition actuelle (VO 1983) • 411 pages • 7,90€ • Genre : fantastique, voiture, meurtres • ISBN : 9782253147695

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

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11 réflexions sur “Christine

    • Ma Lecturothèque dit :

      En effet, mais c’est assez récurrent dans les romans de King, je trouve : il y a d’abord une mise en place des personnages, du décor, de l’ambiance… et d’un coup ça nous tombe presque dessus, comme s’il nous réveillait d’un coup ! Mais sans jamais être ennuyant ^^

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