Warbreaker

Warbreaker

Quatrième de couverture :

Voici l’histoire de deux sœurs : Siri, une jeune fille rebelle envoyée par son père pour épouser le tyrannique Dieu-Roi, et Vivenna, qui va tenter de la sauver de son sort. C’est aussi l’histoire de Chanteflamme, un autre dieu qui n’aime pas son travail, celle de Vasher, un immortel qui essaie de réparer les erreurs qu’il a commises autrefois, et de Saignenuit, sa mystérieuse épée. Dans leur monde, celui qui meurt auréolé de gloire devient un dieu et vit dans le panthéon du royaume d’Hallandren. C’est un monde transformé par la magie biochromatique, la magie du Souffle. Un Souffle qu’on ne récupère définitivement que sur un individu à la fois… Brandon Sanderson prouve une fois encore qu’il excelle dans la création d’un imaginaire avec ses mythes et sa magie propres.

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Mon avis :

Ça ne commençait pas très bien…
Warbreaker est un roman de fantasy sorti en 2009 (2012 en France) qui nous raconte l’histoire de plusieurs personnages, à commencer par Vivenna et sa petite sœur Siri. Cette dernière est envoyé à Hallandren, capitale du pays voisin, afin d’épouser le terrifiant Dieu-Roi Susebron ; le but est d’apaiser les tensions entre les royaumes. Vivenna se met en tête de sauver sa petite sœur des griffes du monstre et part donc secrètement pour Hallandren. Là-bas, elle y rencontre des mercenaires qui vont l’aider dans sa quête. Nous suivons également Chanteflamme, l’un des dieux de la cour d’Hallandren. Il s’ennuie, il ne comprend pas son utilité auprès du peuple et cherche donc à se divertir – pourquoi pas en rencontrant la nouvelle reine, Siri ? D’un autre côté, il y a Vasher, un type qui laisse plein de morts derrière lui et qui est accompagné de son épée Saignenuit.
Résumé ainsi, le roman présente bien. Sauf que le pays de Siri et Vivenna est trop opposé à celui du Dieu-Roi : le premier est un pays sobre, sans couleur, dans lequel tout le monde s’entraide. Le second est un pays flamboyant de couleurs, de richesses, dans lequel les gens vivent dans l’opulence et apprécient les festivités ; il y fait chaud et tout le monde s’habille de façon plutôt courte, les femmes n’ont aucun problème à porter des pantalons, etc. Ce qui déplaît fortement à Vivenna qui est véritablement conditionnée, et c’est à cause d’elle que le récit partait mal. La jeune femme est pleine de haine, de préjugés, elle est hautaine, dédaigneuse, hypocrite… En somme, c’est une personne détestable.
Mais j’ai aimé ce roman.
J’ai aimé ce roman car l’intrigue principale est intéressante, et il en va de même pour les intrigues secondaires. L’intrigue principale, on peut la résumer en quelques mots : deux sœurs, des princesses, qui tentent d’empêcher la guerre entre deux royaumes, chacune à leur façon. Brandon Sanderson prend le temps de présenter son univers, de mettre en place tous les éléments et l’on suit donc avec un certain plaisir la progression du récit. Occasionnellement, il y a un rebondissement, l’apparition d’un élément important ou encore une révélation qui chamboule les choses mais ça reste assez rare. Cela dit, Sanderson a savamment dosé l’ensemble, ainsi rien ne tombe comme un cheveux dans la soupe, tout arrive au bon moment.
J’ai aimé ce roman car les personnages évoluent. Siri, la très insouciante princesse, l’indisciplinée, prend conscience de ce qui l’entoure, de l’importance de ne pas se laisser marcher dessus mais sans pour autant n’en faire qu’à sa tête. Elle apprend à penser aux autres. Toutefois, ce n’est pas Siri qui évolue le plus, loin de là : ce sont Chanteflamme et Vivenna. Chanteflamme car il prend conscience de son statut, de l’importance de son rôle de dieu. Vivenna car elle finit par réaliser que la haine qu’elle ressent pour le peuple hallandrène est une construction et qu’elle n’a pas de raison de les détester. Elle finit même par changer (un peu) d’avis sur les vêtements, à comprendre que ça peut être utile de porter un pantalon, ce genre de choses. Elle prend conscience qu’elle a grandit dans un cocon, qu’elle a été éduquée d’une certaine façon mais, dans le monde qui l’entoure, sa façon de se comporter, d’appréhender les choses, de glorifier son royaume, est totalement inadaptée et loin des réalités du quotidien.
Et puis j’ai aimé ce roman parce que j’ai apprécié l’écriture (en tout cas la traduction est sympa), je l’ai trouvé fluide, la narration est sympathique, passant d’un personnage à un autre… Warbreaker, c’est ça : une bonne plume, un univers très chouette, une histoire prenante, des personnages qui ne laissent personne indifférent, et surtout qui évoluent. Alors oui, Vivenna est presque caricaturale mais bon, des individus aussi extrêmes dans leur pensée, ça existe, malheureusement. Sauf que cette femme, elle évolue, elle finit par réfléchir et se remettre en question ; ce n’est pas parfait, il lui faudra du temps, mais sa pensée n’est désormais plus figée.

Warbreaker n’est pas le meilleur roman que j’ai lu depuis le début de l’année mais je l’ai aimé et c’est ça l’important. N’ayez pas peur de ses presque mille pages, elles se lisent vite alors, si vous aimez la fantasy, je vous conseille ce roman de Brandon Sanderson.

Warbreaker, Brandon Sanderson • Titre VO : Warbreaker  Traduction : Mélanie Fazi Le Livre de Poche • 2009 • 984 pages • 10,90€ • Genre : fantasy • ISBN : 9782253177128

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.
Ce livre participe au challenge Bingo de l’Imaginaire.

 

11 réflexions sur “Warbreaker

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