Elle s’appelait Tomoji

Elle s’appelait Tomoji

Quatrième de couverture :

Avec la délicatesse qui le caractérise, Jirō Taniguchi brosse le portrait de Tomoji Uchida, une jeune femme qui vécut au Japon dans les années 1920.
A travers ce personnage charismatique, au parcours jalonné d’évènements douloureux, l’auteur redonne vie à cette époque rurale, pauvre et attachée à ses traditions qu’il affectionne tant.

Jirō Taniguchi nous prouve encore une fois que l’indicible peut être raconté.

Mon avis :
Ce n’est pas le manga le plus marquant ou le plus émouvant  du célèbre mangaka Jirō Taniguchi ; l’histoire racontée a bien moins de force et de profondeur que Quartier lointain – cela dit, le sujet est totalement différent. Toutefois, il s’agit quand même d’une très belle histoire qui dépeint le Japon rural des années 1920, avec une héroïne qui donne à ce manga de la puissance.
Cette œuvre a été commandée par un temple afin que les gens puissent mieux connaître le parcours de sa fondatrice : Tomoji Uchida. Bien que Taniguchi ait inclus un peu de fiction dans cette biographie, cela n’en est pas pour autant gênant : ce manga nous raconte brièvement la vie de cette petite fille devenant femme, de sa rencontre avec son futur époux, mais surtout les événements ponctuant son parcours et qui la menèrent vers la spiritualité. Tout se tient. De plus, chose très agréable, le mangaka a choisi la carte de la sobriété, évitant ainsi le pathos auquel on pourrait s’attendre.
Quant aux planches, qu’elles soient en couleur ou en noir et blanc, elles sont juste magnifiques ! Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que Jirō Taniguchi est au sommet de son art ; les dessins dégagent plus d’émotions que n’importe quel texte ou dialogue les accompagnant.

L’histoire est très brève et se lit vite, l’auteur nous évite les mélodrames et les passions exagérés ; le récit est tout de même poignant. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est le talent de dessinateur de Taniguchi.
On a là une œuvre très abordable pour un large public, mais je ne peux pas promettre qu’elle plaira à tout le monde, même si, personnellement, j’ai aimé lire Elle s’appelait Tomoji.

Elle s’appelait Tomoji, Jirō Taniguchi (dessin et scénario) et Miwako Ogihara (scénario) • Titre VO : とも路 • traduction : Corinne Quentin • Rue de Sèvres • 2015 • 174 pages • 17€ • Genre : seinen, biographie • ISBN : 9782369811312

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3 réflexions sur “Elle s’appelait Tomoji

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